NATIONS
UNIES DP
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Conseil d’administration
du Programme Distr.
des Nations Unies GENERALE
pour le développement DP/FPA/MDG/4
et du Fonds des 20 novembre 1998
Nations Unies pour la
FRANCAIS
population
ORIGINAL : ANGLAIS
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Première session
ordinaire de 1999
25-29 janvier
1999, New York
Point 10 de
l’ordre du jour provisoire
FNUAP
FONDS
DES NATIONS UNIES POUR LA POPULATION
PROJETS
ET PROGRAMMES PROPOSES
Recommandation
du Directeur exécutif
Assistance
au Gouvernement malgache
Assistance proposée : 14,4 millions de dollars, dont 12,5
millions de dollars à prélever sur les ressources ordinaires, et 1,9 million de
dollars à financier à l’aide de ressources multibilatérales et/ou de ressources
ordinaires
Période du programme : Cinq ans (1999-2003)
Cycle d’assistance : Quatrième
Catégorie selon décision 96/15 : A
Assistance
proposée par domaine de base du programme (en millions de dollars) :
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Ressources Autres
ordinaires ressources Total
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Santé en matière de reproduction 8,6 1,5
10,1
Stratégie en matière de population et
de développement 3,5 0,4 3,9
Coordination du programme et appui 0,4 - 0,4
Total 12,5 1,9
14,4
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MADAGASCAR
Indicateurs
concernant les objectifs définis par la Conférence
internationales sur la population et le
développement*
![]()
Seuils*
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Pourcentage d’accouchements réalisés avec l’assistance d’un personnel
qualifié 58,0 $ 60
(pourcentage)1
Taux de fréquence de la contraception (15-44 ans) (pourcentage)2 17,0 $ 55
Accès aux services de santé (pourcentage)3 65,0 $ 60
Taux de mortalité infantile (pour 1 000)4 93 # 50
Taux de mortalité maternelle (pour 100 000)5 570 #100
Taux brut de scolarisation féminine au niveau primaire (pourcentage)6 63,7 $ 75
Taux d’alphabétisme de femmes adultes (pourcentage)7 73,0 $ 50
Données démographiques
Population en 1995 14
874 Taux d’accroissement
annuel de la population
(pourcentage) 3,13
Population en l’an 2000 (milliers) 17395 Zones urbaines 5,35
Taux de masculinité (pour 100 femmes) 99,0 Zones rurales 2,27
Population urbaine en pourcentage du total 27 Taux brut de natalité (p.1000) 41,1
Population par groupe d’âge (pourcentage) Taux
brut de mortalité (p.1000) 9,9
Enfants de 0 à 14 ans 46,9 Taux net de migration
(p.1000) 0,0
Jeunes de 15 à 24 ans 19,2 Indice
synthétique de fécondité par femme 5,65
Personnes âgées de plus de 60 ans 4,2 Espérance de vie à la
naissance (en années)
Femmes de 15 à 49 ans (pourcentage) 44,5 Hommes 57,0
Age médian (années) 16,5 Femmes 60,0
Densité de la population (au km carré) 25 PNP par habitant
(dollars des Etats-Unis,
1994
230
Sources : Ces données sont tirées de la publication de la
Division de la population du Département de l’information économique et sociale
et de l’analyse des politiques du Secrétariat de l’ONU intitulée World
Population Prospects: the 1996 Revision**. Les données concernent
l’accroissement annuel de la population, y compris les données relative aux
zones urbaines et rurales, sont également tirées d’une publication du
département précité intitulée World Urbanization Prospects: the 1996
Revision**. Le chiffre du PNB par habitant a été établi par le PNUD. Deux
points (...) indiquent que les données correspondantes ne sont pas disponibles.
Note : Les données figurant dans cette fiche de
synthèse ne sont pas nécessairement les mêmes que celle utilisés dans le reste
du rapport.
1. Le Fonds des Nations Unies pour la
Population (FNUAP) propose d’appuyer un programme en matière de population pour
la période 1999-2003 afin d’aider le Gouvernement malgache à atteindre ses
objectifs concernant la population et le développement. Le FNUAP compte
financer le programme proposé à hauteur de 14,4 millions de dollars des
Etats-Unis, dont 12,5 millions à l’aide de ses ressources ordinaires pour
autant que ce montant soit disponible. Pour le solde de 1,9 millions de
dollars, le FNUAP fera appel à des sources multibilatérales et aux ressources
ordinaires, dans la mesure du possible, conformément à la décision 96/15 du
Conseil d’administration sur l’allocation des ressources du Fonds. Il s’agira
là du quatrième cycle d’assistance du FNUAP à Madagascar.
2. Formulé en étroite collaboration avec
le Gouvernement, le programme proposé tient compte des objectifs et priorités
définis par ce dernier dans la politique démographique nationale en faveur du
développement économique et social, la politique économique et financière et
les politiques sectorielles en matière de santé et d’éducation. Il repose sur
l’évaluation démographique du pays et les orientations stratégiques du
Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement signé en mai 1998. Le
Plan-cadre assurera une meilleure complémentarité et une meilleure coordination
des activités du système des Nations Unies, qui auront de ce fait davantage
d’impact et répondront mieux aux priorités de développement du Gouvernement,
conformément aux recommandations issues des dernières conférences mondiales des
Nations Unies. L’évaluation démographique du pays et le Plan-cadre ont été
établis avec la participation active du Gouvernement et de diverses
organisations non gouvernementales (ONG). Le programme proposé est donc le
résultat de consultations entre le Gouvernement et d’autres organismes des
Nations Unies, des donateurs bilatéraux et multilatéraux et des ONGs et est en
harmonie avec les cycles du PNUD, de L’UNICEF et du PAM. Selon les critères
d’allocation des ressources du FNUAP, Madagascar est rangé dans la catégorie A.
3. Dans sa politique démographique nationale
en faveur du développement économique et social (1996-2000), le Gouvernement
s’est fixé comme objectif d’améliorer la qualité de la vie et le bien-être
général de la population en s’attachant à : a) éliminer tous les obstacles
économiques, sociaux et politiques qui empêchent des groupes de population de
participer au programme de développement et d’atténuation de la pauvreté et
d’en tirer parti; b) réduire les taux de morbidité et de mortalité, notamment
chez la mère et l’enfant; c) réduire les taux de fécondité et partant, le taux
de croissance démographiques conformément aux objectifs économiques et sociaux
de la nation. Le FNUAP se propose d’aider le Gouvernement à atteindre les
objectifs qu’il s’est donnés dans les domaines de la santé en matière de reproduction
et des stratégies de population et de développement. Le programme que le Fonds
est prêt à financer vise : a) à accroître l’utilisation des services de santé
en matière de reproduction dans trois provinces (choisies par le Gouvernement)
où le Fonds a concentré ses efforts au cours du troisième cycle du programme
d’assistance et, au niveau national, à perfectionner les connaissances liées à
la santé en matière de reproduction et à promouvoir un comportement responsable
dans ce domaine en accordant une attention toute particulière aux besoins des
adolescents et des hommes; b) à faciliter la mise en oeuvre de la politique
démographique nationale en faveur du développement économique et social et à
favoriser la démarginalisation des femmes afin de réduire les inégalités entre
les sexes.
4. Le FNUAP prévoit d’apporter son
assistance dans le cadre de deux sous-programmes axés l’un sur la santé en
matière re reproduction et l’autre sur les stratégies de population et de
développement, chacun d’eux comportant des activités de sensibilisation du
public. Le sous-programme relatif à la santé en matière de reproduction
viserait à améliorer la fourniture et la gestion de services dans ce domaine
dans les provinces d’Antsiranana, de Toamasina et de Toliary, qui regroupent 39
% de la population totale et affichent les taux de pauvreté les plus élevés et
les indicateurs de santé en matière re reproduction les plus défavorables. Son
objet est également d’aider le pouvoir central à élaborer de meilleures
stratégies d’information, d’éducation et de communication et à formuler une
politique nationale concernant la santé en matière de reproduction, et à mettre
en place à l’intention des adolescents des programmes scolaires et
extrascolaires de préparation à la vie familiale et d’éducation en matière de
population. Les activités du deuxième seraient de portée nationale et axées sur
l’application de la politique démographique nationale en faveur du
développement économique et social, la collecte et l’analyse de données et la
promotion de la femme par le biais de campagnes de sensibilisation.
5. Toutes les activités prévues au titre
du programme proposé seraient menées dans le souci du respect des droits de
l’homme et conformément aux principes et objectifs du Programme d’action de la
Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), qui a
été approuvé par l’Assemblée générale dans sa résolution 49/128.
Aperçu
général
6. Le recensement de la population
malgache de 1993 estimait à 12,2 millions le nombre d’habitants, dont 77 %
vivaient en milieu rural1.
Les taux de natalité et de mortalité sont élevés et le taux d’accroissement
annuel de la population est de 2,9 %. A ce rythme, la population doublerait
tous les 25 ans. L’indicateur du développement humain du PNUD de 1998 classe
Madagascar au 153e rang des 174 pays considérés dans l’étude.
7. Le taux de mortalité infantile reste
élevé. Il était estimé à 96 pour 1000 naissances vivantes, selon l’enquête sur
la démographie et la santé de 1997. L’enquête a également révélé que le taux de
mortalité maternelle était élevé - 488 pour 100 000 naissances vivantes -
surtout à cause des avortements (40 %) et de complications liées à
l’accouchement (37,5 %). L’utilisation de méthodes contraceptives modernes est
faible (14 % en milieu urbain et 7 % en milieu rural). On estime que 26 % des
femmes mariées n’ont toujours pas accès à des sources de planification
familiale. Moins de la moitié (47 %) des accouchements sont effectuées par des
professionnels de la santé; les accoucheuses traditionnelles interviennent dans
39% des cas. Les services de santé sous-utilisées, principalement faute
d’équipement, de médicaments et de personnel qualifié, notamment dans les zones
rurales. Il n’y a pas de structures spécifiques pour répondre aux besoins des
adolescents dans le domaine de la santé en matière de reproduction, notamment
pour prévenir les maladies sexuellement transmissibles (MST), qui posent un
grave problème de santé publique. Selon des sources officielles, le taux d’infection
du VIH/sida était de 0,13 % en 1998.
8. Les résultats du recensement de 1993
révèlent un faible taux d’alphabétisation (52% des hommes et 57% des femmes
sont analphabètes), surtout dans les zones rurales. Le taux d’inscription dans
les écoles primaires est de 61,4% pour les filles et de 61,6% pour les garçons.
Il y a moins de filles (14%) que de garçons (16%) dans les établissements
d’enseignement secondaire en raison de la forte proportion d’abandons dans leur
groupe (52%).
9. Le Ministère de la santé a adopté en
1998 une politique sanitaire nationale qui a servi à élaborer un plan
stratégique pour les années 1998-2000. Cette politique et ce plan stratégique
tiennent compte des recommandations de la Conférence internationale sur la
population et le développement et mettent l’accent sur la santé en matière de
reproduction dans les situations d’urgence créées notamment par des cyclones.
En 1997, un colloque organisé à l’échelon national a précisé ce que reconnaît
la notion de santé en matière de reproduction et défini des domaines
prioritaires et des groupes cibles. La mise en oeuvre de la politique
démographique nationale en faveur du développement économique et social a été
entamée en 1995 et a conduit à l’adoption, en 1997, d’un programme démographique
national élaboré dans le cadre d’un processus national et régional auquel ont
participé des départements ministériels et des représentants de la société
civile et des ONGs. En 1998,le Gouvernement s’est aperçu que les objectifs
sociodémographiques du programme fixés pour l’an 2000 étaient trop ambitieux et
a décidé de repousser la date butoir à 2003.
10. Constitution malgache interdit la
discrimination fondée sur le sexe, mais la législation n’est pas toujours
effectivement appliquée. La Convention sur l’élimination de toutes les formes
de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) a été ratifiée par Madagascar,
mais on continue d’enregistrer des violations de ses dispositions.
Assistance
précédemment fournie par le FNUAP
11. Le troisième
programme de pays du FNUAP avait été initialement approuvé pour un montant
total de 7 millions de dollars pour la période 1993-1997, dont 1,5 million de
dollars devait provenir de sources multibilatérales. A l’issue de l’examen à
mi’parcours effectué en août 1995, il a été décidé, pour le synchroniser avec
les cycles de programme d’autres organismes des Nations Unies, de proroger le
programme d’un an, en le dotant d’un budget additionnel de 3,8 millions de
dollars provenant des ressources ordinaires du FNUAP. Le Gouvernement du
Danemark a débloqué 500 000 dollars pour financer des activités de santé en
matière de reproduction en faveur des adolescents.
12. Le troisième programme de pays aura
contribué à réduire de 25% la mortalité infantile et maternelle et à faire passer
de 3 à 14 % la fréquence d’utilisation de contraceptifs dans les provinces où
des activités ont été financées dans le domaine de la santé en matière de
reproduction. Entre autres réalisations, le programme a permis d’intégrer des
services de planification familiale aux activités de santé maternelle et
infantile (SMI) de 250 centres sanitaires situés dans les provinces ayant
bénéficié de l’aide du FNUAP; d’étudier à des fins opérationnelles d’autres
modalités de prestation de services de planification familiale dans 36
localités disposant de services communautaires; et d’ajouter des services de
santé en matière de reproduction et de planification familiale, notamment aux
services de bases fournis par les centres sanitaires. Le programme a également
permis d’élaborer des stratégies régionales d’information, d’éducation et de
communication visant à favoriser la planification familiale, en tenant compte
des réalités socio-culturelles des provinces desservies. On a organisé des
stages de formation et de recyclage portant sur les méthodes cliniques de
planification familiale, la gestion des programmes de santé en matière de
reproduction et l’information, l’éducation et la communication en matière de
planification familiale. Le FNUAP a également appuyé l’action menée pour
intégrer des modules de préparation à la vie familiale et d’éducation en
matière de population dans le système éducatif aux niveaux du primaire et du
secondaire, notamment pour mettre sur pied des programmes nationaux
d’orientation et de préparation à la vie familiale assortis de services de
santé en matière de reproduction s’adressant aux jeunes. Le Fonds a activement
favorisé la collaboration entre des ONG - l’Organisation mondiale du mouvement
scout, URGENCES, le service de santé de l’Eglise Luthérienne et l’Association
nationale pour le bien-être des familles et la santé de la mère - et les
ministères de la jeunesse et de la santé. Des ONG locales qui étaient
généralement dotées de faibles structures se sont beaucoup étoffées après la
libéralisation de la fin des années 80.
13. Le FNUAP a appuyé l’enquête sur la
population de 1993 et l’enquête sur la démographie et la santé de 1997. Il a
également soutenu le programme démographique national et le cadre
institutionnel établi pour mettre en oeuvre la politique démographique
nationale en faveur du développement économique et social et la stratégie de
promotion de l’information, de l’éducation et de la communication (IEC)
formulée avec le concours D’ONG et des groupes de pression des médias. En ce
qui concerne la promotion de la femme, la population et le développement, les
efforts ont consisté à renforcer les capacités techniques nationales en
assurant une formation dans les domaines de la préparation à la vie familiale
et du lancement d’activités créatrices
de revenus et en mettant en place un réseau de 200 travailleuses sociales
chargées de faire prendre conscience aux adultes, femmes et hommes, et aux
jeunes de l’importance de la préparation à la vie familiale. La formation de
nationaux dans le cadre du Programme mondial de formation en matière de
population et de développement du FNUAP a également contribué à ce renforcement
des capacités nationales.
/...
14. La faiblesse des mécanismes nationaux de
coordination des activités en matière de population et l’instabilité de la
situation politique ont entravé l’exécution du programme, qui a également
souffert du taux de rotation élevé des nationaux qualifiés chargés de la
réalisation des projets. En l’absence d’une stratégie d’habilitation des femmes,
il s’est avéré difficile d’intégrer un volet parité hommes-femmes dans les
activités de formation et d’entreprendre des activités en faveur des femmes. La
diffusion et l’exploitation aux fins de la prise de décisions des données
recueillies lors des enquêtes nationales ont également été limitées.
15. L’un des enseignements tirés du
troisième programme de pays est qu’il faut promouvoir le contrôle national des
activités en associant les principaux actes à toutes les phases d’élaboration,
d’exécution, de suivi et d’évaluation du programme. La décentralisation de
l’exécution au niveau des provinces a contribué à accroître l’efficacité des
projets. L’initiative du Gouvernement d’affecter des provinces à divers
partenaires de développement - l’Agence allemande de coopération technique,
l’Agency for International Development des Etats-Unis et aussi le FNUAP - a
permis d’obtenir de bons résultats en matière de planification familiale. Le
troisième programme a également aidé à constaté qu’il fallait élaborer une
stratégie permettant de suivre et d’évaluer la formation pour pouvoir mieux
apprécier le travail accompli par le personnel formé et intégrer
systématiquement un volet parité entre les sexes dans les activités de
formation. On sait aussi qu’il faudrait s’intéresser de plus près à la
diffusion des données de base issues d’enquêtes récentes et de travaux de
recherche divers et à leur exploitation aux fins de l’élaboration d’indicateurs
démographiques spécifiques qui serviraient aux responsables appelés à prendre
des décisions dans le cadre de programmes ou de projets. Par ailleurs, il
faudrait continuer à faire appel aux services techniques des administrateurs de
projets recrutés sur le plan national et des conseillers régionaux de l’Equipe
d’appui de pays du FNUAP ou de projets régionaux en Afrique, en raison de leurs
éminentes compétences techniques et de l’efficacité dont ils font preuve dans
l’exécution des programmes et projets. La capacité des organismes nationaux et
internationaux chargés de l’exécution doit être soigneusement évaluée au moment
de la conception des sous-programmes et les activités planifiées en
conséquence. Les agences d’exécution doivent être au fait des nouvelles
procédures financières du Fonds.
16. Ayant été l’un des premiers à promouvoir
la santé en matière de reproduction à Madagascar, le FNUAP a accumulé une vaste
expérience qu’il s’agisse du financement d’activités menées en association avec
des organismes du secteur public ou non gouvernemental, ou de la promotion de
la coopération avec des ONG spécialisées dans la planification familiale ou les
programmes d’information, d’éducation et de communication connexes, des ONG
confessionnelles et l’Organisation mondiale du mouvement scout. Le FNUAP a
également mené à bien des activités dans le domaine controversé de la santé en
matière de reproduction chez les adolescents. Pour ce qui est des stratégies
concernant la population et le développement, il a été le premier organisme de
financement à appuyer l’établissement de la politique démographique nationale
et de son cadre institutionnel et ce n’est qu’après que d’autres partenaires
ont décidé de financer divers éléments de cette politique. Le FNUAP a réussi à
instaurer une coopération étroite avec ses partenaires de développement dans le
domaine de la collecte et de l’analyse de données et a notamment appuyé les
enquêtes sur la population et la santé de 1992 et de 1997 et le recensement de
1993. L’amélioration des techniques de collecte et d’analyse des données qu’on
peut en attendre constitue un atout au moment où le Gouvernement entreprend de
restructurer l’Institut national de statistique. A propos des femmes et du
renforcement de leur pouvoir d’action, il convient de rappeler que le FNUAP
encourage depuis longtemps la prise en considération de cette question dans les
activités de formation et d’analyse des données.
Autres
assistance extérieure
17. L’assistance extérieure en matière de
population a porté principalement sur le secteur de la santé. Comme on l’a dit
plus haut, s’agissant de la planification familiale, le Gouvernement a affecté
aux divers organismes de financement (le FNUAP, l’Agence allemande de
coopération technique et l’Agency for International Development des Etats-Unis)
des districts précis auxquels ils peuvent consacrer l’essentiel de leurs
activités. L’Agency for International for Development des Etats-Unis (USAID) a
appuyé les activités de gestion logistique des produites destinés aux services
de planification familiale et contribué au développement de ces services dans
les secteurs privé et parapublic. Le FNUAP et USAID ont distribué des
contraceptifs dans l’ensemble du pays. L’UNICEF soutient le système de soins de
santé primaires, notamment les services de santé infantile et de nutrition et
le programme élargi de vaccination, et appuie les activités de gestion des
services de santé au niveau communautaire dans le cadre de l’Initiative de
Bamako. L’OMS s’emploie à améliorer le système de santé en accordant une
attention particulière à l’évaluation des besoins dans le cadre de l’Initiative
pour une maternité sans risque, à la santé des femmes et à l’élaboration d’une
politique sanitaire en faveur des jeunes. L’Union européenne a prêté une aide
financière au secteur sanitaire, notamment aux services de santé en matière de
reproduction. La Banque mondiale appuie la réforme du système éducatif et
fournit une aide au Ministère de la santé, en particulier pour renforcer ses
capacités de gestion et de planification ainsi que son appui aux districts
sanitaires. Le Ministère français des affaires étrangères et de la coopération
finance l’aménagement et l’entretien des hôpitaux ainsi que la création de
centres de santé maternelle et infantile dans la ville de Toamasina. Il est
également le principal bailleur de fond en ce qui concerne les activités
d’enregistrement des faits d’état civil. L’organisme local affilié à la
Fédération internationale pour la planification familiale a offert des conseils
et des services de planification familiale et de santé en matière de
reproduction chez les adolescents. Le FNUAP parraine le Programme commun des
Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) qui prête un appui au programme
national de lutte contre le sida.
18. C’est pas le biais de réunions
périodiques que la coopération est assurée entre les divers organismes
donateurs dans le secteur de la santé. L’Union européenne, le Ministère
français des affaires étrangères et de la coopération, l’Agence allemande de
coopération technique, le PNUD, le FNUAP, la Banque mondiale et les ONG locales
et internationales ont appuyé plusieurs initiatives visant à promouvoir la
condition de la femme. Le PNUD, le FNUAP, l’UNICEF, l’Agency for International
Development des Etats-Unis et la Banque
mondiale ont prêté leur appui à la collecte et à l’analyse des données,
notamment dans le cadre de l’enquête démographique et sanitaire et du
recensement.
Programme
proposé
19. Le programme proposé vise à aider le
Gouvernement à réduire la pauvreté, à améliorer la dynamique de la population
et à parvenir au développement durable en contribuant principalement à
l’amélioration des services de santé en matière de reproduction et à la
promotion de l’égalité et de l’équité entre l’homme et la femme. Il comprendra
les deux sous-programmes suivants : santé en matière de reproduction et
stratégies en matière de population et de développement, dans lesquels ont été
intégrées des activités de plaidoyer. Comme par le passé, on veillera à ce que
les pouvoirs publics soient maîtres de toutes les étapes de l’exécution, du
suivi et de l’évaluation du programme. Toutes les activités prévues
contribueront à renforcer la politique de décentralisation du Gouvernement. On
trouvera ci-après une description des deux sous-programmes.
20. Santé en matière de reproduction.
Conformément à l’orientation spécifique de son mandat, le FNUAP aidera le
Gouvernement à promouvoir la santé en matière de reproduction. Les objectifs du
sous-programme consistent : a) à accroître le taux d’utilisation des services
de santé en matière de reproduction, et b) à améliorer les connaissances
concernant la santé en matière de reproduction et à promouvoir des
comportements et des pratiques responsables. Le sous-programme sera exécuté au
niveau national et dans les trois provinces (Antsiranana, Toamasina et Toliary)
que le Gouvernement a affectées au FNUAP. Les résultats attendus sont les
suivants : au niveau national, a) augmentation de la demande des services de
santé en matière de reproduction, et b) renforcement de la gestion du
programme, au niveau des provinces, c) amélioration de l’accès aux services de
santé en matière de reproduction, et d) amélioration de leur qualité.
21. Au niveau national, on s’attachera
principalement à élaborer une stratégie nationale d’IEC en ce qui concerne la
santé en matière de reproduction ainsi que des programmes de préparation à la
vie familiale et d’éducation en matière de population pour encourager les
adultes hommes et femmes, et surtout les jeunes, à adopter des comportements responsables. On institutionnalisera
dans les écoles des programmes de préparation à la vie familiale et d’éducation
en matière de population. On mettra en particulier l’accent sur la prévention
des maladies sexuellement transmissibles, notamment le VIH/sida. Des conseils
et des services de santé en matière de reproduction seront offerts aux
adolescents, principalement dans le cadre d’un programme scolaire de
discussions entre élèves et d’activités extrascolaires de préparation à la vie
familiale. Parmi les autres activités prévues, on citera : a) l’élaboration
d’une politique nationale de santé en matière de reproduction, comprenant des
activités de sensibilisation visant à faire réviser les textes juridiques qui
ne sont pas favorables à la santé en matière de reproduction; b)
l’établissement d’un mécanisme opérationnel de coordination intra et
intersectorielle et de suivi des activités de santé en matière de reproduction,
qui permette notamment de mieux utiliser les données disponibles dans ce
domaine à des fins de planification et de prises de décisions; et c) la mise au
point d’un programme de formation à la santé en matière de reproduction, tenant
compte des sexospécificités et comprenant des activités de supervision et
d’évaluation du personnel formé.
22. Afin de renforcer la gestion du
programme, on s’attachera à mieux exploiter les données disponibles à tous les
niveaux de la planification et de la prise de décisions. Le système
d’information relative à la santé en matière de reproduction sera intégré dans
le système national d’information sur la santé qui vient d’être mis en place.
En outre, une base de données et un atlas informatique sur la santé en matière
de reproduction seront élaborés en étroite collaboration avec l’Institut
national de statistique afin de garantir la cohérence et la fiabilité du système
national d’information statistique.
23. Dans les trois provinces désignés par le
Gouvernement, les activités viseront notamment à : a) améliorer l’accès aux
services de santé en matière de reproduction, notamment dans les régions les
plus reculées, en faisant participer les agents sanitaires à la distribution de
contraceptifs au niveau communautaire et les accoucheuses traditionnelles à la
prestation de services; b) améliorer les compétences des agents sanitaires et
des travailleurs sociaux dans le secteur de la santé en matière de reproduction
grâce à une formation avant l’emploi et un suivi fréquent du personnel formé;
c) faciliter le déploiement du personnel sanitaire; d) moderniser les services
de santé en matière de reproduction et leur fournir des moyens contraceptifs.
24. Dans le cadre des activités de
préparation à la vie familiale et d’éducation en matière de santé, on abordera
la question de la parité entre les sexes et on insistera sur la nécessité pour
les hommes d’adopter des comportements responsables, en particulier dans
l’optique de la prévention des maladies sexuellement transmissibles et du
VIH/sida. Une attention particulière sera accordée aux activités d’IEC, en
particulier celles qui concernent les jeunes et les femmes.
25. Sur les 10,1 millions de dollars alloués
au sous-programme sur la santé en matière de reproduction, 1,5 millions seront
obtenus de sources multibilatérales et le reste sera prélevé sur les ressources
ordinaires du FNUAP. Le Gouvernement français envisage de fournir une partie
des ressources multibilatérales. Les fonds alloués se répartiront comme suit :
7 millions de dollars pour les services de santé en matière de reproduction, y
compris la formation et la fourniture de matériel, de médicaments essentiels et
de contraceptifs; 1,4 million de dollars pour les programmes de préparation à
la vie familiale et d’éducation en matière de population dans les écoles; 1,5
million de dollars pour la réalisation d’activités extrascolaires concernant la
santé en matière de reproduction; et 0,2 million de dollars pour des activités
de sensibilisation.
26. Stratégies en matière de population
et de développement. L’objectif du sous-programme est de faciliter la mise
en oeuvre de la politique démographique nationale en faveur du développement
économique et social et du programme national de population et de favoriser
l’émancipation des femmes. Les résultats attendus sont les suivants : a) mise
en oeuvre du programme national de population; b) promotion de la politique
démographique nationale en faveur du développement économique et social et du
programme national de population et mobilisation d’un appui en leur faveur; c)
intégration des variables démographiques dans les programmes et plans de
développement; d) amélioration de la condition de la femme.
27. Toutes les activités seront menées au
niveau national et viseront essentiellement à : a) faire mieux connaître le
contenu de la politique démographique nationale et du programme national de
population grâce à l’actualisation de la stratégie de promotion du programme
national de population et à l’élaboration de matériel IEC; b) mettre en place
un cadre institutionnel efficace pour la mise en oeuvre du programme national
de population et mobiliser davantage de ressources à cet effet; c) créer un
centre de documentation au sein de l’Office national chargé des questions de
population et appuyer l’analyse et la publication des données démographiques, y
compris des données ventilées par sexe; d) intégrer les variables
démographiques dans les plans sectoriels et mener à bien la stratégie nationale
de collecte, d’analyse et de recherche de données; e) appuyer la réalisation de
l’enquête démographique et sanitaire de 2002 et du recensement de 2003, en
collaboration avec les autres donateurs, en veillant à améliorer la diffusion
et l’exploitation des données; f) intégrer les questions de population et de
développement, y compris celle de la parité entre les sexes, dans les
programmes de formation des établissements d’enseignement supérieur; g) mener
des campagnes de sensibilisation pour améliorer la condition de la femme.
28. Sur les 3,9 millions de dollars alloués
au sous-programme, 0,4 million seront obtenus de sources multibilatérales et le
reste sera prélevé sur les ressources ordinaires du FNUAP. Le Gouvernement
français envisage de fournir une partie des ressources multibilatérales. Les
fonds alloués se répartiront comme suit: 1,1 million de dollars pour la mise en
oeuvre de la politique démographique nationale en faveur du développement
économique et social et du programme national de population; 1,2 million de
dollars pour la promotion de l’égalité entre les sexes et l’émancipation des
femmes; 1,3 million de dollars pour la collecte et l’analyse de données; et 0,3
million de dollars pour des activités de sensibilisation.
29. Mise en oeuvre, coordination, suivi
et évaluation du programme. La coordination générale du programme incombera
au Ministère de l’économie et des finances et au Ministère des affaires
étrangères, conformément à leurs mandats respectifs. Les ministères concernés
conserveront la responsabilité de mettre en oeuvre les volets du programme qui
entrent dans leur domaine de compétence. Le programme sera exécuté par le
Gouvernement, les institutions spécialisées des Nations Unies, les ONG
nationales et internationales ainsi que le FNUAP, en fonction des compétences
et des capacités techniques requises. L’équipe d’appui du FNUAP basée à Harare
(Zimbabwe), des conseillers techniques internationaux résidents, des experts
nationaux résidents et d’autres experts apporteront leur soutien technique.
30. Le programme proposé sera exécuté
conformément aux directives et procédures établies par le FNUAP, qui prévoient
notamment les éléments suivants : examens annuels, rapports d’avancement des
projets et visites de suivi sur le terrain. Des indicateurs quantitatifs et
qualitatifs seront utilisés pour évaluer les progrès accomplis. On se servira
également des indicateurs et outils élaborés par l’Equipe spéciale sur les
services sociaux de base pour tous du Comité administratif de coordination. Les
sous-programmes feront l’objet d’évaluation internes et externes. Un examen à
mi-parcours sera effectué en 2001 afin d’évaluer les progrès réalisés et, si
nécessaire, formuler des recommandations concernant la poursuite du programme.
Une évaluation finale aura lieu en 2003.
31. Les activités de suivi, d’évaluation et
de gestion du programme seront harmonisées dans le cadre du mécanisme de
coordination du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement qu’il
est prévu de créer. Deux des quatre objectifs spécifiques énoncés dans le
Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement portent sur
l’amélioration de la qualité de vie grâce à l’accès aux services sociaux de
base et au renforcement des capacités institutionnelles et correspondent aux
objectifs des sous-programmes du FNUAP. En outre, les indicateurs d’évaluation
et de suivi fixés dans le Plan-cadre tiennent compte des indicateurs définis
lors de la Conférence internationale sur la population et le développement
(CIPD). Pour évaluer l’impact du programme, on se servira des données qui
seront recueillies et analysées dans le cadre de l’enquête démographique et
sanitaire de 2002 et du recensement de 2003, entre autres.
32. Le bureau extérieur du FNUAP à
Madagascar se compose d’un représentant, d’un représentant adjoint, d’un
représentant assistant, d’un administrateur de programme; de trois assistants
(programme, finances et administration) et d’agents des services généraux.
Recommandation
33. Le Directeur exécutif recommande au
Conseil d’administration d’approuver le programme d’assistance au Gouvernement
malgache pour la période allant de 1999 à 2003 qui est décrit ci-dessus et dont
le montant s’élève à 14,4 millions de dollars. Un montant de 12,5 millions
serait prélevé sur les ressources ordinaires du FNUAP, sous réserve que les
fonds nécessaires soient disponibles, et le solde de 1,9 million de dollars
serait financé au moyen de ressources multibilatérales et autres, y compris de
ressources ordinaires dans la mesure du possible, conformément à la décision
96/15 du Conseil d’administration relative à l’allocation des ressources.
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1OMS, Coverage of Maternal Care, troisième édition, 1993. Les données
concernent la période 1983-1993.
2Division de la population du Secrétariat de l’ONU, World Contraceptive
use 1994, ST/ESA/SER.A/143. Les données concernent la période 1986-1993.
3UNICEF, La situation des enfants dans le monde, 1995. Les données
concernent la période 1985-1993.
4Division de la population du Secrétariat de l’ONU, World Population
Prospects Database 1950-2050, 1994, Revision. Les données concernent 1992.
5UNICEF, La situation des enfants dans le monde, 1995, d’après les
chiffres établis par l’OMS. Les données concernent la période 1980-1992.
6Division de statistique du Secrétariat de l’ONU, Base de données sur les
indicateurs et statistiques concernant les femmes, version 3 (sur CD-ROM),
1994,d >après les chiffres établis par l’UNESCO.
7UNESCO 1996, Education for
All: Achieving the Goal: Statistical Document. Deux
points (...) indiquent que les données correspondantes ne sont pas disponibles.
1Les
données utilisées dans le document sont issues des études et recensements les
plus récents et ne sont pas nécessairement identiques à celles figurant sur la
fiche de synthèse.