REPUBLIQUE
DE MADAGASCAR Tanindrazana – Fahafahana – Fandrosoana

REVUE A MI PARCOURS
DU 4ème PROGRAMME DE COOPERATION
FNUAP/MADAGASCAR (1999-2003)
AIDE MEMOIRE
(version finale)

Août
2001
Pages
LISTE DES ABREVIATIONS ………………………………………………………………….
1
1. CONTEXTE NATIONAL
1.1 Revue des politiques et programmes de population……………………..…………………….
04
1.2 Revue des politiques et programmes en Santé de la
Reproduction………………….…..……. 04
1.3 Revue des politiques et programme dans le domaine du
genre………………………....……. 05
1.4 Changements dans les indicateurs clefs………………………………………………....…….
05
2. PARTENAIRES
PRINCIPAUX
2.1 Changements importants dans l’assistance des
donateurs……………..…………..…………. 06
2.2 Coordination entre le FNUAP et les partenaires
principaux………………….………...……. 07
3. EXECUTION DU PROGRAMME DU FNUAP
3.1 Analyse de la pertinence actuelle des objectifs du
programme………………………………. 07
3.2 Analyse et évaluation des progrès réalisés pour l’attente des
résultats du programme………. 09
3.3 Evaluation préliminaire de la probabilité d’influencer l’atteinte
des objets et du but…..……. 14
3.4 Evaluation de l’exécution du programme……………………………………………....….….
15
3.5 Efforts réalisés pour l’amélioration des capacités nationales et
l’intégration du genre………… 16
3.6 Révision et mise à jour des risques et postulats…………………………………………………
18
4. GESTION DU PROGRAMME
4.1 Coordination entre les composantes projets des sous
programmes…………..………………. 20
4.2 Coordination des deux sous programmes…………………………………………….……….
20
4.3 Utilisation du cadre logique et de l’approche
géographique………………………….....……. 21
4.4 Exécution nationale……………………..……………………………………………....….….
21
4.5 Appropriation nationale……………………………………………………………… …………21
5.1 Evaluation de la disponibilité et de l’utilisation des
ressources…………..……………..……. 22
5.2 Evaluation de l’efficacité et de l’efficience de l’utilisation des
ressources………….…….…. 23
5.3 Evaluation des besoins en ressources pour atteindre les résultats
attendus du programme.…. 24
6. CONCLUSION…………………...……………………….…………………..……………. 24
7.
RECOMMANDATIONS
7.1 Recommandations pour l’amélioration du programme…………………..……………..……. 26
7.2 Recommandations sur les évaluations ou revues…………………………………….…….….
41
ANNEXES………………………….
…………………… ……………………………..………. 42
AAA Auto-Apprentissage
Assisté
AAF Assistant
Administratif et Financier
ADRA Département
Développement de l’Eglise Adventiste
AME Allaitement
Maternel Exclusif
APEmP Appui à
l’Education en matière de Population
ASSONG Association des
ONGs pour le bien-être de la famille
ATI Assistant
Technique International
AVA Andron’ny
Vaksiny – Journée Nationale de Vaccination –
BTM Bankin’ny
Tantsaha Mpamokatra – Banque Nationale pour le Développement
Agricole –
BFV Banky Fampandrosoana
ny Varotra – Banque Nationale pour Commerce -
CAP Connaissance
Attitude Pratique
CEDAW Convention sur les
discriminations à l’égard des femmes
CEPE Certificat
d’Etudes Primaires Elémentaires
CHD Centre
Hospitalier de district
CIPD Conférence Internationale sur la
Population et le Développement
CIRP Comité Inter Régional de
Population
CISCO Circonscription Scolaire
CMS/PS Commercial Marketing
Stratégies/Population Services International
CNP Commission Nationale de
Population
CRESAN Crédit pour le Secteur Santé
CSB Centre de Santé de Base
CST Country Support Team – Equipe
d’Appui Technique -
CTSP Cellule Technique Spécialisée sur
les questions de Population
DCF Direction de la Condition de la
Femme
DCPE Document Cadre de Politique Economique
DDDS Direction du Développement des
Districts Sanitaires
DDSS Direction de la Démographie et
des Statistiques Sociales
DGEP Direction Générale de l’Economie
et du Plan
DHD Développement Humain Durable
DIRDS Direction Inter Régional du Développement
Sanitaire
DIRESEB Direction Inter Régional de
l’Enseignement Secondaire et de l’Education
de Base
DIRJS Direction Inter Régional de la
Jeunesse et des Sports
DIU Dispositif Intra Utérin
DMP Direction de la Médecine
Préventive
DP Direction de la Population
DSRP Document de
Stratégie de Réduction de la Pauvreté
DTI Droits et Taxes à
l’Importation
EDS Enquête Démographique et de
Santé
EMAD Equipe de Management de District
EmP Education en
matière de Population
EPM Enquêt
Prioritaire auprès des Ménages
ETIR Equipe
Technique Inter Régionale
ETP Equipe
Technique du Projet
EVF Education à la
Vie Familiale
FAO Foods and
Agriculture Organisation
Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation
et l’Agriculture
FFKM Confédération des Eglises
Chrétiennes de Madagascar
FISA Association pour le bien-être
familial
FTM Centre National de Géodésie et
de Cartographie
FNUAP Fonds des Nations-Unies pour la
Population
GTZ Coopération Technique Allemande
IEC Information, Education et Communication
INSTAT Institut National
de la Statistique
IPH Indice de Pauvreté Humaine
IOV Indicateur Objectivement
Vérifiable
IST Infections Sexuellement
Transmissibles
JSI John Snow
Incorporated
MFE Ministère des Finances et de
l’Economie
MICS Multiple Indicators clausters
Survey
Enquête par grappes à indicateurs multiples
MIA Ministère de l’Industrie et de
l’Artisanat
MICC Ministère de l’Information, de la
Communication et la Culture
MINAGRI Ministère de l’Agriculture
MINATV Ministère de l’Aménagement du
Territoire et de la Ville
MINENV Ministère de l’Environnement
MINESEB Ministère de l’Enseignement Secondaire
et de l’Education de Base
MINFOPTLS Ministère de la Fonction Publique, du Travail
et des Lois Sociales
MINSAN Ministère de la Santé
MJS Ministère de la Jeunesse et des
Sports
MPCFE Ministère de la Population de la
Condition Féminine et de l’Enfance
MRS Ministère de la Recherche
Scientifique
MSR Maternité Sans Risque
NAC Nutrition à Assise Communautaire
NPPP Expert National émargeant sur les
budgets des projets financés par le FNUAP
OG Objectif Général
OMS Organisation Mondiale de la
Santé
ONEAP Opération Nationale d’Evaluation des
Activités de Population
ONG Organisation
Non Gouvernementale
ONUSIDA Programme Commun des
Nations Unies pour la lutte contre le SIDA
ONP Office National
de Population
OS Objectif
Spécifique
PADR Plan d’Action
pour le Développement Rural
PAF Programme
Acceleration Fund – ONUSIDA –
PAF Performance
Assessment Form
PAM Programme
Alimentaire Mondial
PCIME Prise en Charge
Intégrée des Maladies de l’Enfant
PEV Programme Elargi de Vaccination
PF Planification Familiale
PFU Participation Financière des
Usagers
PIP Programme
d’Investissement Public
PNAE Programme
National pour l’Amélioration de l’Education
PNP Programme National de
Population
PNPDES Politique Nationale de Population pour
le Développement Economique et Social
PNPF Politique Nationale de Promotion
de la Femme pour un développement équilibré
homme-femme
PNSAN Programme National pour la sécurité
Alimentaire et Nutritionnelle
PNSR Politique Nationale en Santé de
la Reproduction
PNSRA Politique Nationale en
Santé de la Reproduction des Adolescents
PNSS Politique Nationale de Santé
Scolaire
PNUD Programme des Nations-Unies pour
le Développement
PP Programme de Pays
RGPH Recensement Général de la
Population et de l’Habitat
RMA Rapport Mensuel d’Activités
SALFA Département Santé de
l’Eglise Luthérienne
SAF/FJKM Département Santé de l’Eglise Protestante
Reformée FJKM
SBC Service à Base Communautaire
SCAC Service de Coopération et d’Action
Culturelle
SEECALINE Surveillance et Education des Ecoles et des
Communautés en matière d’Alimentation
et de Nutrition Elargie
SFPP Service de la Formation et du
Perfectionnement du Personnel
SIDA Syndrome de l’Immuno-Déficience
Acquise
SIEC Service Central IEC
SIG Système
d’Information pour la Gestion
SMI Santé
Maternelle et Infantile
SOLIMA Solitany
Malagasy – Compagnie Nationale d’hydrocarbure –
SOE Soins
Obstétricaux Essentiels
SPD Stratégie
de Population et Développement
SPDF Fonds
pour la Planification stratégique et le Développement de Programme – ONUSIDA
SR Santé de la Reproduction
SRA Santé de la
Reproduction des Adolescents
SS Santé
Scolaire
TBM Taux Brut de
Mortalité
TBN Taux Brut de
Natalité
TVA Taxe sur les
Valeurs Ajoutées
UERP Unité d’Etude et de Recherche
Pédagogiques
UGP Unité de Gestion du Projet
UNICEF United Nations
International Children’s Emergency Fund
Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
UNDAF United Nations
Development Assistance Framework
Plan Cadre des Nations Unies pour l’Assistance au
développement
UPD Unité de
Population et Développement
USAID Agence
pour la Coopération Internationale des Etats Unis
USD Dollars des
Etats Unis
VIH Virus de
l’Immuno-Déficience Humaine
1. Contexte national
1.1.
REVUE
DES POLITIQUES ET PROGRAMMES DE POPULATION
La loi 90-030 relative à la Politique
Nationale de Population pour le Développement Economique et Social (PNPDES) a
été adoptée par l’Assemblée Nationale Populaire et promulguée par le Président
de la République le 19 Octobre en 1990. En 1997, la PNPDES a été traduite en
actions concrètes à travers le Programme National de Population (PNP) qui a tenu compte des Programmes d'Action
de la CIPD et de Beijing. Le PNP est
composé de 61 actions réparties dans 6 secteurs (Alimentation/Nutrition, Santé,
Education/Culture et loisirs, Migration/Environnement/Habitat,
Emploi/Industrie, Cadre institutionnel et Planification).
Depuis lors, aucun
changement notable n’est intervenu dans le domaine de la PNPDES.
1.2. REVUE DES POLITIQUES ET PROGRAMMES en sante
de la reproduction
1.2.1. La politique nationale en Santé de la Reproduction (PNSR)
Le
document de Politique Nationale de Santé de la Reproduction a été validé par le
Ministère de la Santé le 13 mars 2000. Il s’agit d’un cadre de référence pour
toutes les interventions en matière de SR afin de satisfaire aux besoins de la
population aux différents âges concernés.
Pour sa mise en œuvre, divers documents de base ont été élaborés parmi lesquels l’on peut citer : (i) les plans directeurs santé, portant respectivement sur les périodes 1998-2000 et 2001-2003, qui ont pris en compte la Santé de la Reproduction dans le cadre des objectifs généraux et des axes stratégiques ; (ii) des documents de stratégies en SR dont les grandes orientations stratégiques IEC/SR, la stratégie de prévention et de lutte contre le cancer du col utérin et la nouvelle orientation pour la stratégie de formation continue des agents de santé (auto apprentissage assisté) et (iii) le Plan stratégique national IST/SIDA qui constitue le cadre officiel de référence pour la lutte contre le VIH/SIDA à Madagascar.
Le Ministère de la Santé dans le cadre global de sa Politique Nationale de Santé, a défini une Politique Nationale de santé des adolescents et des jeunes à Madagascar en avril 2000. Le but de cette politique est d'améliorer l'état de santé et le bien-être de ce groupe de population afin qu’il parvienne à son plein épanouissement. Elle vise à réduire les problèmes médico-sanitaires et promouvoir un développement harmonieux des Adolescents et des Jeunes au sein de leur famille et de la communauté.
Aucun
document officiel n’est encore disponible sur la mise en œuvre de la politique
nationale de SRA. Les interventions
menées jusqu’ici relèvent de projets ponctuels, financés par des partenaires au
développement auprès du Ministère de la Santé, de la Jeunesse, de l’Education
et des ONG œuvrant dans le domaine.
En milieu scolaire particulièrement, une politique nationale de santé scolaire, en cours de validation, a été définie en juin 2000. Elle a pour but de promouvoir la santé des enfants en milieu scolaire et d’améliorer leur bien être pour le plein épanouissement et leur développement harmonieux. Son objectif principal étant de généraliser le programme «Ecole-Santé» qui a pour groupes cibles la population scolaire, les enseignants et la communauté.
A l’instar de la
mise en œuvre de la PNSRA, aucun document officiel n’est encore disponible sur la mise en œuvre de la
politique nationale de santé scolaire.
Les interventions menées jusqu’ici relèvent de projets ponctuels,
financés par des partenaires au développement auprès du Ministère de
la Santé, l’Education et des ONG œuvrant dans le domaine.
1.3.
REVUE
DES POLITIQUES ET PROGRAMMES dans le domaine
du
genre
La politique Nationale de Promotion de la Femme (PNPF) approuvée en Conseil des Ministres en décembre 2000 comprend cinq orientations stratégiques : (i) promotion économique des femmes ; (ii) relèvement du niveau d’éducation et de formation des filles et des femmes ; (iii) promotion du droit des femmes et des adolescents à la Santé et à la Santé de la Reproduction ; (iv) renforcement de l’application des droits des femmes et des petites filles et la participation féminine à la prise de décision ; et (v) renforcement des mécanismes institutionnels de promotion des femmes.
Les interventions en matière de genre menées jusqu’ici relèvent de projets ponctuels, financés par des partenaires au développement auprès de différents ministères sectoriels et ONGs œuvrant dans le domaine. Elles ont eu surtout trait à la promotion de la femme avec une attention particulière sur les activités génératrices de revenu. Il importe de noter qu’un plan d'action est en cours d’élaboration pour la mise en œuvre de la PNPF.
1.4.
Changements dans les indicateurs clefs
Les changements enregistrés au niveau des indicateurs de suivi des objectifs de la CIPD se présentent de la manière suivante :
|
Indicateurs
|
1992 |
1993 |
1997 |
1999 |
2000 |
|
Accouchements réalisés avec l'assistance
d'un personnel qualifié (%) |
57 |
|
47 |
|
46 |
|
Taux de prévalence de la contraception (%) |
3,5 |
|
7,3 |
9,5 |
|
|
Accès aux services de santé de base (%) |
|
|
65 |
|
|
|
Taux de mortalité infantile (pour 1000) |
93 |
|
96 |
|
88 |
|
Taux de mortalité maternelle (pour 100 000) |
596 |
|
488 |
|
|
|
Taux brut de scolarisation féminine au
niveau primaire (%) |
97,3 (1996 – CCA -) |
||||
|
Taux d’analphabétisme des femmes adultes (%) |
44,4 (1998 –CCA-) |
||||
Source : EDS
1992, RGPH 1993, EDS 1997, EPM 1999, MICS 2000, CCA
S’agissant de la prévalence du VIH/SIDA, les taux se situeraient en 1999 à 0,99 % pour les groupes à risque et 0,15 % pour la population totale (Plan Directeur de la Santé 2001-2003).
Eu égard la tendance de l’évolution de ces indicateurs, il apparaît que les stratégies retenues dans la mise en œuvre du programme notamment celles relatives à la promotion de la femme et l’opérationnalisation de la Santé de la Reproduction demeurent pertinentes. Toutefois, une attention particulière devrait être accordée aux interventions relatives à la lutte contre les IST SIDA en raison de la spécificité de la situation vécue par Madagascar.
2. Partenaires
principaux
2.1.
Changements
importants dans l’assistance des donateurs
D’une manière générale, aucun changement notable n’est à relever quant à l’assistance des donateurs au gouvernement malgache en ce qui concerne les activités en matière de population. Les appuis techniques et financiers apportés par les donateurs vont dans le sens de l’atteinte des objectifs des politiques et programmes nationaux et présentent à bien des égards une certaine complémentarité.
2.1.1
Domaine de Stratégie de Population, Genre et Développement
En matière de Stratégie de Population et Développement
Les interventions des principaux partenaires se sont focalisées sur : (i) un appui institutionnel à l’ONP (USAID); (ii) une contribution à l’intégration des thématiques Population et développement et genre dans les curricula de formation des universités et instituts supérieurs (SCAC – fonds milti-bilatéral -); (iii) une contribution à l’EDS 2002 (USAID, SCAC – fonds multi-bilatéral -) et RGPH 2003 (USAID, PNUD, SCAC – fonds multi-bilatéral) et (iv) la réalisation de l’EPM 1999 (Banque Mondiale) et du MICS 2000 (UNICEF).
En matière de genre
Les principaux partenaires actifs demeurent, l’Union européenne, la Fondation Friedrich Ebert, l’UNICEF, le PNUD, le PAM, la Banque Mondiale, la Coopération Technique Allemande (GTZ) et le SCAC. Ils appuient des interventions ciblant directement ou indirectement les femmes et contribuent à l’amélioration de leurs conditions de vie.
Outre les partenaires traditionnels engagés dans le domaine de la Santé de la Reproduction (USAID, OMS, UNICEF, GTZ, SCAC), de nouveaux partenaires commencent à émerger. Il s’agit de : (i) l’ONG Population Services International – PSI – (marketing social de produits contraceptifs – condoms, pilules, injectables -, SRA); (ii) la Banque Mondiale qui à travers le Projet CRESAN II apporte son appui à la mise en œuvre Santé de la Reproduction y compris la lutte contre les IST/SIDA et l'achat de produits contraceptifs ; (iii) la Banque Africaine de Développement qui apporte son appui au renforcement des différents éléments de la SMI/SR, à travers la fourniture d’équipements et matériels, la formation des agents et des accoucheuses traditionnelles, avec un accent particulier sur 15 districts ainsi que la dotation en équipements et de matériels adéquats de huit laboratoires pour le dépistage cytologique des cancers du col utérin et (iv) l’ONG Médecins du Monde qui ne cesse d’étendre la portée de son projet orienté vers une prise en charge globale de la problématique VIH.
Il importe de relever que Madagascar a bénéficié des fonds SPDF et PAF de l’ONUSIDA respectivement en 2000 et 2001.
2.1.3 Autres agences des Nations
Unies dans le cadre de l’UNDAF
Les agences des Nations Unies présentes à Madagascar, sous l’impulsion de l’UNDAF signé en mai 1998 et qui vient de tenir sa revue conjointe à mi– parcours le 08 juin 2001, ont développé des programmes conjoints fédérateurs. Ainsi, il peut être noté : (i) dans le cadre de l’ONUSIDA élargi pour la lutte contre le SIDA contre le VIH/SIDA la signature le 17 mai 2001 du « Cadre d’action et programme de coopération à court terme du gouvernement malgache » ; (ii) dans le cadre de l’éducation, le programme conjoint « Education de base pour tous les enfants malgaches » signe le 5 juillet 2001 par l’ensemble des agences des Nations Unies impliquées dans le domaine de l’éducation ; (iii) le programme conjoint RGPH qui est en cours de finalisation, dans lequel des agences du système des Nations Unies ont également annoncé leur contribution de principe au RGPH 2003 bien que la précision de leurs positionnements respectifs ne soit apportée qu’ultérieurement. Ce programme conjoint sera signe le 12 juillet 2001 par le Gouvernement et le Système des Nations Unies. Le système des Nations unies a également appuyé le Gouvernement dans l’élaboration de la stratégie de gestion des catastrophes naturelles.
2.2.
Coordination
entre le FNUAP et les partenaires principaux
La coopération des différentes agences dans le cadre des groupes thématiques réunissant tous les partenaires nationaux et internationaux est effective, entre autres, dans les domaines «genre» et «jeunes », pour lesquels le FNUAP est co–leader. Les groupes thématiques ont notamment apporté leurs contributions notoires dans l’élaboration de la PNPF et de son plan d’action dont le 1er draft est prévu pour juillet 2001 et de la Politique Nationale de la Jeunesse et surtout en SRA.
En ce qui
concerne la coordination des activités SR au sein des partenaires, il importe
de mentionner que : (i) la plupart des partenaires se réfèrent à la
politique de santé de la reproduction et au Plan Directeur de Santé pour leur
programmation; (ii) le Ministère de la santé a partagé les 111 districts entre
les différents partenaires et (iii) en l’an 2000, le Secrétariat Général de la
santé a organisé deux réunions de coordination des partenaires en SR.
Au niveau de la collecte et analyse des données, la réunion de suivi périodique du projet « EDS 1997 » a été transformée en une plate-forme de coordination des principaux partenaires actifs dans le domaine.
3.
Exécution du programme du FNUAP
3.1.
ANALYSE DE LA
PERTINENCE ACTUELLE DES OBJECTIFS
du programme
Le but de l’actuel programme est toujours en droite ligne par rapport aux objectifs du gouvernement et en parfaite concordance avec les objectifs du DSRP.
3.1.1. Stratégie de Population et Développement
Le contenu actuel du sous programme SPD a été conçu à partir de l’opération nationale d’évaluation des activités en matière de population (ONEAP), effectuée en 1998. Cette opération a pris en compte les priorités du Gouvernement et les recommandations de la CIPD.
Les priorités identifiées en 1998 demeurent globalement valables et pertinentes. En effet, les objectifs fixés dans la PNPDES/PNP et la promotion de la femme sont généralement repris dans le DSRP, document qui fixe les priorités du Gouvernement dans la lutte contre la pauvreté. Il en est de même pour le renforcement de l’amélioration des informations statistiques sur la population. Par conséquent, l'appui à leur mise en œuvre prévu dans le sous programme SPD reste encore nécessaire pour la suite du programme d'assistance du FNUAP.
Toutefois, quelques volets importants méritent une attention nouvelle et pourraient faire l’objet d’une révision de certaines activités et d’ajout de nouvelles activités au sein du sous-programme, notamment : (i) l’acheminement vers l’opérationnalisation des provinces autonomes devrait être pris en compte aussi bien dans la suite du programme actuel que dans le prochain cycle. La mise en place effective dans le domaine de l’éducation et de la formation de passerelles d'action entre les secteurs formel et non formel pour une meilleure prise en charge des jeunes déscolarisés ainsi que de l’analphabétisme croissant des femmes ; (ii) la mise en œuvre de la Politique Nationale de Promotion de la Femme nécessitera évidemment la mobilisation de ressources importantes, tant humaines que financières ; (iii) les plans d’action sectoriels de développement devraient introduire une nouvelle orientation dans la mise en œuvre de la PNPDES. Pour cela, il faudrait trouver une approche qui consiste à veiller à ce que les objectifs de la PNPDES se réalisent à travers ces plans et programmes existants (au niveau sectoriel, provincial et régional) et (iv) l’UNDAF qui ajoute d’autres éléments dont l’approche droits et la promotion de la programmation conjointe en mettant l’accent sur la collecte des données à travers le RGPH 2003 et l’EDS 2002. Ces éléments devraient donc être renforcés tant dans la suite du programme actuel que dans le prochain programme.
Le principal constat effectué en 1998 était que l'utilisation des services de Santé de Reproduction demeurait encore très limitée. Les produits attendus du sous-programme, pensés pour apporter des éléments de réponse à cette problématique, restent toujours valables et sont toujours pertinents. Toutefois, quelques volets importants méritent une attention nouvelle et pourraient faire l’objet d’une révision de certaines activités et d’ajout de nouvelles activités au sein du sous programme, notamment : (i) le processus de décentralisation, un des cinq principes régissant la stratégie de mise en œuvre de la Santé de la Reproduction telle que stipulée dans le document de Politique Nationale en Santé de la Reproduction, qui est en train d’être mis en place au niveau des provinces; (ii) les données sur l’évolution de l’épidémie du SIDA, confortées par la validation d’un plan stratégique national, qui montrent que nous sommes aujourd’hui à un tournant décisif de la lutte contre le SIDA; (iii) la prise en considération de nouvelles composantes SR qui sont mentionnées dans la politique nationale de SR : cancer du col, violences sexuelles et domestiques, infertilité et (iv) les défis des nouvelles politiques nationales en Santé de la Reproduction des Adolescents et en Santé Scolaire.
3.2.
AnalysE et
évaluation des progrès réalisés pour l’atteinte des résultats du programme
3.2.1. Examen de l’atteinte des IOVs des produits
A. Sous-programme Stratégie de Population et Développement
|
PRODUITS |
% de réalisation |
Observations |
|
Produit 1: PNP opérationnalisé |
||
|
§
6 CIRP
installées officiellement §
Toutes les
CTSP des six secteurs installées officiellement §
Actions du PNP
(avec localisation) inscrites dans les programmes sectoriels §
75% des
actions identifiées obtiennent un financement (interne ou externe) jusqu'en
2003 §
75% des
projets identifiés par les CIRP intégrés dans les plans de développement
sectoriel ou régional ·
Toutes les
CTSP des six secteurs utilisent le "guide de prise en compte de la
dimension population" dans les programmes sectoriels |
100% 100% 90% environ 100% 0% |
Localisations non prises en compte Localisations non prises en compte. Par ailleurs, le résultat obtenu
était de 76% des projets identifiés par les CIRP inscrits au PIP Le guide est en cours de finalisation |
|
Produit 2 : Connaissance améliorée et adhésion à la
PNPDES |
||
|
§
Augmentation
annuelle des membres des réseaux/groupes de soutien à la PNPDES/PNP § 3 médias écrits, 1 média visuel et 2 radios produisent au moins un article de fonds sur le problème de "population et développement" et Discours des leaders mentionnant les problèmes de "population et développement" |
|
Aucune évaluation n’a été faite concernant l’évolution de l’effectif
des membres des réseaux d’appui au PNP. L’évaluation de la réalisation de cet IOV est en cours actuellement.
Cependant, lors d’une conférence télévisée sur la Population et Développement
organisée par les composante - projets concernés des autorités ont prononcé
des discours axés sur le problème de Population et Développement à
Madagascar. |
|
Produit 3 : Variable
population intégrée dans plan et programme de développement |
||
|
§
25% (en 2001),
50% (en 2002) et 100% (en 2003) des projets et programmes sectoriels et
régionaux utilisent le guide de prise en compte de la dimension population ·
Deux
universités ayant introduit les thématiques "Population et
développement" et "Genre" dans leurs programmes de formation à
compter de l'année 2000-2001 |
50% |
Le Guide de prise en compte de la dimension population est en cours
de finalisation. L’évaluation de cet IOV n’est donc possible qu’après la
finalisation de ce guide et de sa dissémination. L’Université de Tamatave a intégré les deux thématiques avec l’appui
d’un expert du FNUAP. |
|
Produit 4 : Cadre institutionnel lié à la promotion
de la femme renforcé |
||
|
·
Validation de
la politique nationale de la promotion de la femme ·
Intégration
des concepts "genre, population et développement" et
"promotion de la femme" dans les plans de développement régional et
les programmes sectoriels |
100% |
La PNPF a été validée le 15 décembre 2000 en conseil du Gouvernement
et préfacée par le Président de la République le 06 avril 2001. L’élaboration
du Plan d’action pour sa mise en œuvre est en cours. Aucune évaluation de pourcentage de cette intégration n’a été
effectuée jusqu’à maintenant cependant, la dimension Genre est intégrée dans
les orientations des différentes politiques sectorielles dont : i) Plan
d’Action pour l’Education des Filles (PANEF), ii)Plan Directeur de la Santé
2001 – 2003, iii) La Politique Nationale de Promotion de la Femme (PNPF), iv)
Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté ( DSRP) ... Ces faits
montrent la volonté du Gouvernement de prendre en compte la nécessité de
favoriser un développement équilibré qui assure la promotion de l’égalité et
de l’équité entre hommes et femmes. |
|
Produit 5 : Statut de la Femme Valorisé |
||
|
·
Nombre de
femme occupant des postes de décision ·
Nombre de
textes et lois pris en conformité avec la législation et la CEDAW et
appliqués |
|
Aucune évaluation de cet IOV n’a été réalisée, néanmoins le plaidoyer
mené par Le Ministre chargé de la Population auprès du Président de la
République a permis la nomination de femmes au sein du Sénat ramenant à 10
leur effectif au sein de cette institution. L’évaluation de cet IOV n’a
pas encore eu lieu mais lors de la célébration du 8 mars 2000, les 6
provinces ont présenté aux autorités les recueils de textes discriminatoires
et à abroger. Ces textes seront soumis à l’Assemblée Nationale. |
Sous-programme Santé de la Reproduction
Produit
1
Demande
accrue en services SR dans les districts d’intervention du FNUAP |
|||
|
IOV 1 : Augmentation
du % de population (femmes, hommes, jeunes) qui sait où trouver des services
de SR |
|||
|
1999 |
2000 |
||
|
Non disponible |
Non disponible |
||
|
Cet IOV ne pourrait être
disponible qu’à travers des résultats de focus groups, de mini enquêtes CAP
qui n’ont pas été programmés dans le plan de travail. L’enquête EDS de 2002
nous donnera plus d’informations sur cet IOV |
|||
IOV
2 : Augmentation du nombre de nouvelles acceptrices en PF
|
|||
|
1999 |
2000 |
||
|
Province d’Antsiranana |
5,6% |
Province d’Antsiranana |
5,7% |
|
Province de Toamasina |
3,9% |
Province de Toamasina |
4,0% |
|
Province de Toliara |
2,5% |
Province de Toliara |
3,2% |
|
Cet IOV est une moyenne par
province des IOV pour les districts où le programme SR a été élaboré depuis
plus de 6 mois et où les activités ont démarré. |
|||
|
IOV 3 :
Augmentation du nombre de première visite prénatale |
|||
|
1999 |
2000 |
||
|
Province d’Antsiranana |
69% |
Province d’Antsiranana |
72% |
|
Province de Toamasina |
53% |
Province de Toamasina |
59% |
|
Province de Toliara |
45% |
Province de Toliara |
49% |
|
Cet IOV est une moyenne par
province des IOV pour les districts où le programme SR a été élaboré depuis
plus de 6 mois et où les activités ont démarré. |
|||
|
IOV 4 :
Augmentation du nombre d’accouchements assistés |
|||
|
1999 |
2000 |
||
|
Province d’Antsiranana |
46% |
Province d’Antsiranana |
47% |
|
Province de Toamasina |
22% |
Province de Toamasina |
23% |
|
Province de Toliara |
27% |
Province de Toliara |
22% |
|
Cet IOV est une moyenne par
province des IOV pour les districts où le programme SR a été élaboré depuis
plus de 6 mois et où les activités ont démarré. |
|||
|
IOV 5 : % du
nombre d’établissements scolaires ayant intégré l’EMP dans leur programme
(primaire et secondaire) |
|||
|
1999 |
2000 |
||
|
27% |
30% |
||
|
IOV 6 :
Augmentation du nombre des nouveaux utilisateurs/trices réguliers(ères) de
méthodes contraception au niveau des centres de jeunesse |
|||
|
1999 |
2000 |
||
|
Non disponible |
4% (2 520/70 000) |
||
|
IOV 7 :
Augmentation du nombre de jeunes de 15-24 ans qui sauront où trouver des
services/conseils pour jeunes |
|||
|
1999 |
2000 |
||
|
9% (18 000/200 000) |
20% (40 000/200 000) |
||
PRODUIT 2
Accessibilité
aux services SR accrue dans les districts d’intervention du FNUAP |
|||
|
IOV 1 :
Augmentation du nombre de services à base communautaire |
|||
|
1999 |
2000 |
||
|
Non disponible |
Non disponible |
||
|
IOV 2 : Augmentation du nombre de centres de santé de base
offrant au moins 3 services SR parmi les services suivants : ·
Méthodes
modernes de PF ; ·
soins
de santé aux femmes ; ·
accouchements
assistés ; ·
prévention
et prise en charge des IST/VIH ; ·
prise
en charge des conséquences et des complications des avortements pratiqués
dans des conditions dangereuses ; ·
information,
éducation et conseil sur la santé sexuelle et la SR, y compris la PF |
|||
|
1999 |
2000 |
||
|
100% |
100% |
||
|
L’IOV est mal choisi car tous
les CSB offrent au moins 3 services SR. |
|||
|
IOV 3 :
Augmentation du nombre de centres de jeunesse offrant des services/conseils
pour jeunes |
|||
|
1999 |
2000 |
||
|
12/30 en 2003 |
13/30 en 2003 |
||
Produit
3
Qualité de services et de soins améliorée
dans les districts d’intervention du FNUAP
|
|||
|
IOV 1 : % de
services PF offrant au moins 3 méthodes modernes de contraception |
|||
|
1999 |
2000 |
||
|
100% |
100% |
||
|
Cet indicateur est mal choisi
car tous les services PF offrent au moins 3 méthodes modernes de
contraception |
|||
|
IOV 2 : Augmentation du % de CSB
fournissant au moins 3 services SR de qualité en accord avec les protocoles
établis |
|||
|
1999 |
2000 |
||
|
Non disponible |
Non disponible |
||
|
Pour obtenir cet IOV, il
faudrait finaliser la fiche de supervision des CSB et visiter tous les CSB
pour apprécier la qualité des services (travail énorme sachant qu’il y a en
moyenne 20 CSB par district) |
|||
|
IOV 3 : % de
CSB offrant des soins SR continus, intégrés et globaux |
|
|
1999 |
2000 |
|
Non disponible |
Non disponible |
|
Pour obtenir cet IOV, il
faudrait finaliser la fiche de supervision des CSB et visiter tous les CSB
pour apprécier la qualité des services (travail énorme sachant qu’il y a en
moyenne 20 CSB par district) |
|
PRODUIT 4
Gestion des programmes de SR
renforcée dans les districts d’intervention du FNUAP
|
|
|
IOV 1 :
Existence de programmes SR intégrés au Plan de Développement de District |
|
|
1999 |
2000 |
|
3/ 29 (10%) |
29/29 (100%) |
|
IOV 2 : Disponibilité de données SR
fiables permettant d’élaborer des indicateurs de suivi et d’évaluation des
programmes |
|
|
1999 |
2000 |
|
Non disponible |
Voir
liste d’indicateurs disponibles par district en annexe
|
|
IOV 3 : Taux
d’absorption financière au dessus de 80% |
|
|
1999 |
2000 |
87%
|
91% |
3.2.2. Examen de l’atteinte des IOVs des
objets
A. Sous-programme Stratégie de Population et Développement
|
OBJETS |
INDICATEURS
OBJECTIVEMENT VERIFIABLES (IOV) |
INDICATEURS LES PLUS RECENTS |
MOYENS
DE VERIFICATIONS (MV) |
|
Contribuer
à : 1. L=amélioration de la
mise en œuvre de la Politique Nationale de Population pour le Développement
Economique et Social (PNPDES) |
Cadre
institutionnel du PNP mis en place |
Atteint
en 2000
|
Décrets
et textes réglementaires et rapports de constitution |
|
Nombre
de réajustements sur le PNP et sa mise en œuvre |
En cours de réajustement (CNP 2001) |
Décrets
et règlements |
|
|
Taux
de déperdition scolaire en baisse |
67% en 1999/2000 durant le cycle primaire |
Tableau
de bord 2000 |
|
|
Taux
de déforestation en baisse |
0,8% |
Tableau de bord
2000 |
|
|
Rythme
du taux d'urbanisation maintenu |
22,88% 28,3% (en 1998) |
RGPH 1993 Rapport
mondial DHD 2000 |
|
|
2. Promotion de la femme en vue de la réduction
des inégalités liées au genre |
Nombre
de femmes cadres, chefs d'entreprises et parlementaires en hausse |
Parlementaires : 6% Sénateurs : 10% Ministres : 3 sur 32 |
Enquêtes |
|
Taux
de déperdition scolaire des filles en baisse |
ND |
Statistiques
Scolaires |
|
|
- Indice de
sexospécificité de développement humain (ISDH) [1]supérieur
à 0,334 en 2003 - Indice de
Participation Féminine (IPF) supérieur à 0,353 en 2003 |
ISDH à 0,351 (hausse de 5 %) IPF à 0,354 (en 1997 – DHD) à 0,408 en 1999 selon Rapport provisoire
sur le – DH 2001 |
DHD
1997 Rapport
National sur le Développement Humain |
B. Sous-programme Santé de la Reproduction
|
OBJETS
|
INDICATEURS
OBJECTIVEMENT
VERIFIABLES
(IOV) |
IOV
les plus récents
|
MOYENS
DE VERIFICATIONS |
|
Contribuer
à : 1. L=augmentation de l=utilisation des
prestations de services SR |
Taux
de prévalence contraceptive pour toutes les femmes augmenté de 7,3 % pour
cent en 1997 à 14 pour cent en 2003 |
9,5%
|
EPM
1999 |
|
Taux
de prévalence du VIH/SIDA maintenu inférieur à 0,01% |
0,15 % (1999)
|
Résultats
d’enquêtes |
|
|
Taux
de prévalence des MSTs réduit de 25% d'ici l'an 2003 |
ND
|
Statistiques
Sanitaires |
|
|
Pourcentage
de femmes effectuant au moins 3 CPN supérieur à 37 pour cent en 2003 ([2]) |
ND
|
Statistiques
Sanitaires |
|
|
Taux
d=accouchement assisté par un personnel
qualifié supérieur à 47 pour cent en 2003 |
46%
|
MICS2000 |
|
|
Pourcentage
des décès maternels dus aux complications liées aux avortements inférieur à
40 pour cent en 2003 |
16 %
|
Statistiques
Sanitaires 1999 |
|
|
Taux
de fécondité à 15-19 ans inférieur à 180 pour mille en 2003 |
ND
|
RGPH/EDS |
|
|
2. L=amélioration des
connaissances et la promotion d=attitudes et
pratiques responsables en matière de SR |
Pourcentage
de la population utilisant les prestations de services SR en hausse |
ND
en cours d’analyse |
EDS Statistiques
Sanitaires |
3.3.
Evaluation
préliminaire de la probabilité d’influencer l’atteinte des objets et du but
3.3.1.
Appréciation de la contribution des
deux sous-programmes
à la réalisation des objets
du programme FNUAP
Pour ce qui est du sous programme SPD, les objets formulés sont au nombre de deux :
· L’amélioration de la mise en œuvre de la PNPDES : l’appui du sous programme SPD a permis d’une part de mettre en place toutes les structures prévues dans le cadre institutionnel de mise en œuvre du PNP et d’autre part l’intégration des 90 pour cent des actions de ce programme dans les programmes sectoriels. Le nombre de réajustement sur le PNP pour sa mise en œuvre, la discussion de réorientation de PNP ou la mise en œuvre du PNPDES est en cours.
· Promotion de la femme en vue de la réduction des inégalités liées au genre : le sous programme SPD a appuyé des campagnes de plaidoyer auprès des autorités politiques en vue de l’augmentation de la proportion des femmes occupant un poste de responsabilité. Les indicateurs disponibles montrent une nette amélioration de cette proportion si l’on se réfère à l’évolution de l’IPF qui est passé de 0,354 à 0,408 entre 1997 et 1999. La proportion des femmes au sénat atteint les 15 pour cent alors que dans les autres entités (Gouvernement, Parlementaire et HCC) ce nombre n’a jamais dépassé la barre de 8 pour cent.
Deux objets ont été initialement formulés dans le cadre du sous programme SR, à savoir : (i) l’augmentation de l’utilisation des prestations de services SR et (ii) l’amélioration des connaissances et la promotion d’attitudes et pratiques responsables en matière de SR.
Tous les éléments constitutifs de la SR ont été pris en compte dans les différents documents des composantes projets. Parmi les 8 IOV affectés aux deux objets, trois n’ont pas pu être mesurés, faute d’informations officielles y afférentes. On constate qu'il y a une nette amélioration du taux de prévalence contraceptive de 7,3 pour cent en 1997 à 9,5 pour cent en 1999, domaine où le programme du FNUAP est fortement impliqué à travers sept composantes projets, dont cinq offrent les services de IEC/Counselling et prestation de services en SR. On constate également que l'objectif du taux d'accouchement assisté par des personnels qualifiés, supérieur à 47 pour cent en 2003, est presque atteint (le taux était 46 pour cent d'après MISC 2000). Il faut constater un taux significatif d’augmentation des cas de VIH positif.
Il peut être affirmé que le sous-programme SR a contribué positivement à la réalisation des 2 objets. Ceci est confirmé par la tendance positive des IOVs sauf pour le taux de séropositivité VIH.
3.3.2. Appréciation de la contribution du programme
à la réalisation du but
La contribution du 4ème programme dans la réalisation du but relatif à la réduction de la pauvreté se traduit par l’augmentation de la participation des femmes aux activités économique par le biais de l’amélioration leur santé à travers la SR, et le plaidoyer pour leur nomination aux postes de responsabilité. Par ailleurs, tous les éléments du programme d’assistance du FNUAP sont inclus dans la DSRP qui est un document cadre pour la réduction de la pauvreté et qui a rétabli les objectifs nationaux dans plusieurs domaines.
3.4.
Evaluation de
l’exécution du programme
La stratégie de
renforcement de capacité nationale par un appui technique permanent et ad hoc,
international et national, s'est avérée concluante. Pour augmenter l'efficience
du programme, le renforcement de la structure de coordination et de la
collaboration entre composantes projets au niveau central et périphérique,
notamment celle relative à une planification conjointe et un échange/partage de
l'expertise technique disponible, déjà initié, est à promouvoir davantage.
L'approche adoptée pour
l'opérationnalisation de la Santé de la Reproduction au niveau du district à
travers un processus participatif
constitue une innovation dans la programmation des activités au niveau
de la base, dont l'efficacité a été démontrée. L'utilisation de l'EmP
comme instrument de dynamisation des méthodes d'enseignement est un concept
nouveau, bien assimilé par ses acteurs
au niveau périphérique mais présentant encore des difficultés dans sa mise en
oeuvre. La mise en application des recommandations de l'évaluation de la
première phase du Projet Jeune va dans le sens d'une plus grande efficacité de
la phase actuelle. L'intégration des actions du PNP est un résultat marquant
mais il est difficile d'évaluer le degré de contribution du programme à leur
prise en compte dans les programmes sectoriels qui se sont développés ensuite.
La Politique de Promotion de la Femme élaborée dans le cadre de la
composante-projet EVT-Statut de la Femme cadre bien avec les deux produits du
sous programme SPD.
Pour une plus grande efficacité,
les activités des composantes-projets auraient pu être davantage concentrées
dans les mêmes zones géographiques, afin de garantir la complémentarité
stratégique des interventions et ce, en tenant compte des services offerts par
les différentes composantes-projet, de leur population-cible et de la
spécificité du milieu urbain et rural. Malgré l'atteinte de certains IOVs,
d'autres n'ont pu être vérifies pour le moment, et il apparaît donc prématuré
de tirer des conclusions définitives sur l'efficacité du programme. De plus,
certains changements constatés aux niveaux des IOVs (positifs ou négatifs) sont difficiles à interpréter, notamment du fait
de leur faible envergure, et surtout, à rattacher à l'action du programme. Dans
une perspective de gestion basée sur le résultat, il est souhaitable de
généraliser un système de monitorage du processus de renforcement des sites,
notamment, pour planifier leur extension et dans une perspective de
pérennisation. Ceci nécessitera la
réactualisation de certains IOVs et l'utilisation plus rationnelle du cadre
logique au niveau des composantes-projets.
De façon générale, les
activités du programme ont été mises en œuvre selon le calendrier établi.
Les quelques retards constatés sont notamment dus à l'environnement politique,
l'insuffisance de ressources humaines nationales et à des lourdeurs
administratives, liées à la centralisation du programme d'une part, et aux
procédures et restrictions budgétaires,
d'autre part.
La pérennisation
des interventions passe essentiellement par la décentralisation progressive de
la planification et des ressources de mise en œuvre et par le renforcement du
partenariat entre le secteur public et la société civile, notamment en milieu
rural.
3.5.
efforts réalisés
pour l’amélioration des capacités nationales et l’intégration du genre
3.5.1.
Amélioration des capacités nationales
Le transfert des
compétences à la partie nationale est réalisé par : (i) l’appui des experts
régionaux de l’EAT d’Harare (missions ponctuelles dans le cadre de
l’IEC) ; (ii) du personnel international, assistants techniques (un ATI en
IEC resté en poste pendant un an, un
ATI en genre en poste depuis novembre 1999 et un ATI en SR en poste depuis
janvier 2000) ; (iii) du personnel national, experts du FNUAP : deux
en SR, un en gestion de programme de SRA, un en EVF, deux en population (dont
un pour une période de 18 mois), un en IEC (de février 2000 à juillet
2001) ; (iv) des AAF présents dans
05 composantes projets et (v) les professionnels du bureau local du
FNUAP.
Les capacités nationales
ont également été renforcées par des formations internationales et des
formations locales dont les thèmes ont porté sur : (i) les techniques
d’élaboration de protocole et la conduite d’une recherche opérationnelle ;
(ii) la SR en situation d’urgence; (iii) la gestion, suivi et évaluation de
projets/programmes de développement; (iv) la communication avec les
jeunes ; (v) les principes de base de la communication pour le changement
de comportement et du plaidoyer ; (v) l’EVF ; (vi) communication
sociale en matière d’IST/SIDA ; (vii) la population et
développement ; (viii) le genre; (ix) l’amélioration continue de la
qualité des services de SR y compris le processus COPE ; (x) la
Planification Familiale ; (xi) la Maternité Sans Risque ; (xii) la
gestion financière et administrative; (xiii) l’EmP et (xiv) conception, suivi
et évaluation de programme de SR au niveau d’un district.
Le renforcement de la
capacité nationale s’est également traduit par la contribution du FNUAP au
financement de bourses d’études en Santé Publique de 14 médecins inspecteurs de
district au CFSSPC.
3.5.2. Intégration
du genre
Au
niveau du programme, un certain nombre d’activités
ont été réalisées
telles que : (i) l’appui à
la délégation nationale pour le suivi de la conférence mondiale des Femmes à
travers la 6ème
conférence africaine préparatoire à Beijing+5 à Addis en novembre 1999
et la session spéciale des
Nations Unies pour le suivi de
Beijing+5 à New York en juin 2000 ; (ii) conduite d’un atelier de
formation en genre pour tout le personnel national technique des composantes
projets ; (iii) élaboration pour la prise en compte de l’aspect genre dans
le développement des politiques, programmes et stratégies (en cours
d’élaboration).
La prise en compte de l’aspect genre dans les composantes projets et les sous-programmes, dans la plupart des cas, se résume à la recherche de l'équilibre entre le nombre d'homme et de femme dans les postes de responsabilité (parité). Cet état de fait se justifie par une maîtrise insuffisante du genre dans sa dimension opérationnelle en termes d'accès, de contrôle, de participation, d'information, de sensibilisation et de formation. Les tableaux ci-dessous résument cette situation :
|
COMPOSANTE PROJET |
PRISE
EN COMPTE DE L’ASPECT GENRE
|
|
Appui à l’opérationnalisation de l’ONP |
Le projet a largement contribué à la parité
des sexes et à la promotion de la femme dans la mesure où les femmes sont
dominantes dans la répartition de son personnel, plus particulièrement les
deux tiers de ses hauts responsables sont des femmes. |
|
Consensus sur le PNP |
·
Le projet a nommé 2 Coordonnateurs un homme et une femme ; ·
La direction de la Population a recruté un Cadre Technique de sexe
féminin ce qui a permis d’équilibrer la parité de sexe dans le projet (avec 8
femmes sur 16 personnes) ; · Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la Population, le projet a dynamisé le réseau des Femmes leaders pour entreprendre des actions télévisées radiodiffusées en vue de l’amélioration du statut de la femme. |
|
Valorisation du statut de la femme et EVF |
·
Les thèmes éducatifs développés en EVF tiennent
compte de la parité des sexes ; les animateurs sont constitués de 10
pour cent d’hommes et 90 pour cent de femmes ; les groupes-cibles sont
les hommes et les femmes ; ·
Le document de politique nationale de promotion de
la femme favorise l’égalité entre les hommes et les femmes dans tous les
domaines. |
Sous programme
Santé de la Reproduction
3.6.
Révision et mise à jour des risques et postulats
|
BUT – OBJETS - PRODUITS |
RISQUES ET POSTULATS |
OBSERVTIONS |
|
PROGRAMME |
||
|
BUT Contribuer à l’atteinte des objectifs du
Gouvernement en matière de réduction
de la pauvreté, de dynamique de population et de développement durable, en
particulier à travers l’amélioration de la Santé de la Reproduction et la
promotion de l’égalité et l’équité liées au genre. |
Stabilité
politique |
Risque
non rencontré |
|
Accroissement
continu du budget affecté aux secteurs sociaux tenant compte du taux
d’inflation |
Postulat
vérifié |
|
|
Maintien
de l’engagement du Gouvernement en faveur de la Santé de la Reproduction |
Postulat
vérifié |
|
|
Appui
politique en faveur de l’égalité et l’équité entre les sexes |
Postulat
vérifié |
|
|
Maintien
de la supériorité du taux de croissance économique sur le taux
d’accroissement de la population |
Postulat
vérifié |
|
|
SOUS PROGRAMME STRATEGIE DE POPULATION ET DEVELOPPEMENT |
||
|
OBJET 1 Contribuer
à l’amélioration de la mise en œuvre de la PNPDES |
Stabilité
politique |
Postulat
vérifié |
|
Adhésion
de la société civile à la décentralisation |
Postulat
non encore vérifié |
|
|
Fermeture
des écoles ralentie |
Postulat
vérifié |
|
|
Exode
rural atténué |
Aucune
information disponible |
|
|
Maintien
des pratiques culturales nuisibles à l’environnement |
Aucune
information disponible |
|
|
OBJET 2 Contribuer
à la promotion de la femme en vue de la réduction des inégalités liées au
genre |
Volonté
politique de promouvoir le statut des femmes |
Postulat
vérifié |
|
Résistance
socioculturelles atténuées |
Aucune
information disponible |
|
|
PRODUIT 1 PNP
opérationnalisé |
·
Engagement de l’Etat et des partenaires au développement ·
Stabilité politique ·
Réticence de certains groupes d’intérêts atténuée ·
Consensus politique sur l’intégration |
Postulat
non vérifié : plaidoyer continu à travers tables rondes Postulat
vérifié Aucune
information disponible Postulat
vérifié |
|
PRODUIT 2 Connaissances
améliorées et adhésion élargie à la PNPDES |
||
|
PRODUIT 3 Variables
de population intégrées dans les plans et programmes de développement |
||
|
PRODUIT 4 Cadre
institutionnel lié à la promotion de la femme renforcé |
Soutien
politique à la promotion de la femmes |
Postulat
vérifié |
|
Effectivité
de la loi sur les ONGs |
Postulat
vérifié |
|
|
Manque
de volonté politique de décentraliser |
Risque
non rencontré |
|
|
Collaboration
entre ONG et Gouvernement |
Postulat
vérifié |
|
|
PRODUIT 5 Statut
de la femme valorisé |
Résistances
socioculturelles atténuées |
Aucune
information disponible |
|
BUT – OBJETS - PRODUITS |
RISQUES ET POSTULATS |
OBSERVTIONS |
|
SOUS PROGRAMME SANTE DE LA REPRODUCTION |
||
|
OBJET 1 Contribuer
à l’augmentation de l’utilisation des prestations de service SR |
·
Accroissement continu des ressources financières dans le domaine de la
santé ·
Application effective du plan de redéploiement du personnel ·
Complémentarité des interventions des différentes parties prenantes
dans le programme SR y compris pour l’approvisionnement en contraceptifs ·
Faiblesse institutionnelle du service IEC central du Ministère de la
Santé ·
Résistance socioculturelle atténuée |
Postulat
vérifié Postulat
vérifié Postulat
vérifié Risque
rencontrée : collaboration étroite avec le service Aucune
information disponible |
|
OBJET 2 Contribuer
à l’amélioration des connaissances et la promotion d’attitudes et pratiques
responsables en matière de SR |
||
|
PRODUIT 1 Demande
accrue en SR |
·
Faiblesse institutionnelle des services IEC central du Ministère de la
Santé ·
Insuffisance des ressources financières ·
Engagement des parties prenantes pour la généralisation de l’EmP dans
les secteurs formel et non formel ·
Engagement du Ministère de la Santé sur l’utilisation des Accoucheuses
Traditionnelles ·
Engagement du Gouvernement de soutenir le plan de redéploiement du
personnel ·
Stabilité du personnel |
Risque
rencontrée : collaboration étroite avec le service Risque
rencontré : collaboration avec les autres partenaires Risque
rencontré : plaidoyer continu Postulat
vérifié Postulat
vérifié Postulat
vérifié |
|
PRODUIT 2 Accessibilité
aux services de SR accrue …. |
||
|
PRODUIT 3 Qualité
de service améliorée …. |
||
|
PRODUIT 4 Gestion
de programme SR renforcée |
||
4.
GESTION DE PROGRAMME
4.1. coordination entre les composantes projets
des sous
programmes
4.1.1. Sous-programme
Stratégie de Population et Développement
Les composantes projets ont été élaborées de manière à ce qu’elles partagent les mêmes produits. Sur le plan réalisation le rapprochement entre différentes composantes projets s'est concrétisé par : (i) les réunions mensuelles de suivi communes ( Consensus et ONP); (ii) les formations en concept population, développement et genre des membres des CIRP ont utilisé des personnes ressources en provenance de plusieurs projets; (iii) les aspects genre dans le domaine de la collecte des données seront à prendre en considération dans l’élaboration même des questionnaires de collecte; (iv) les réunions de suivi de l’utilisation des fonds multi–bi français constituent une plate-forme d’échange d’informations entre les composantes projets concernés par ces fonds.
Cependant, ce rapprochement est à renforcer vu que la verticalisation dans l'exécution de certaines activités est encore constatée.
4.1.2. Sous-programme Santé de la Reproduction
Si en théorie, toutes les composantes projets travaillent de concert pour atteindre les mêmes produits, dans la pratique ceci n’est que partiellement vrai dans la mesure où la couverture géographique des composantes projets est totalement dispersée. Le fonctionnement de chaque composante projet se fait encore de façon trop isolée.
Si au niveau central, les réunions périodiques de revue annuelle et de coordination entre les composantes projets se tiennent régulièrement, au niveau provincial et de district, il n’y a plus de mécanisme prévu pour « décentraliser » cette approche programme.
Lors de la revue annuelle du programme organisée en 2000, les constats étaient : (i) pour les composantes projets d’un même SP, les notions de complémentarité, de convergence vers des produits communs, «l’approche programme » en termes concrets n’est pas suffisamment internaliser : les différentes parties prenantes n’ont pas la même interprétation de sa mise en œuvre effective ; (ii) si les notions de complémentarité des composants projets du même sous-programme ne sont pas bien développées, la complémentarité des deux sous-programmes est encore moins effective surtout au niveau central. Par contre, au niveau des districts, on observe une collaboration entre les délégués de la population, les maires, les conseillers provinciaux… lors du développement du volet SR les Plans de Développement de District (PDD) et (iii) pour renforcer la complémentarité des sous-programmes, il serait nécessaire de disposer d’un mécanisme d’échange d’information entre les deux sous-programmes pour faciliter la programmation conjointe. En effet, la seule réunion de revue du programme n’est pas de nature à favoriser ce type d’échange.
Le cadre logique a été utilisé dans l'élaboration du programme et des deux sous-programmes. Par contre, cette approche n’a pas été utilisée dans l’élaboration des composantes projets. Aussi, sous les directives des conseillers régionaux, les IOVs des activités n'ont pas été identifiées. Par ailleurs, il y a lieu de signaler que pour diverses raisons, son utilisation rencontre beaucoup de difficultés.
L’approche géographique est un outil important de l’approche programme dont un des objectifs principaux est d’intervenir dans des zones les plus défavorisées et les plus enclavées. Toutefois, cette approche n’est suffisamment appliquée ni par les chefs de file de sous-programme ni par les directeurs des composantes projets.
4.4. Exécution nationale
La modalité d’exécution retenue pour la mise en œuvre du 4è programme d'assistance du FNUAP à Madagascar est l’exécution nationale. Pour faciliter l'exécution nationale et dans un souci d'harmonisation au niveau de toutes les composantes projets, une gamme d'outils a été élaborée par le FNUAP, de concert avec la partie nationale. Par ailleurs, eu égard l'expérience des structures nationales en matière d’exécution nationale, la nécessité d’adjoindre aux équipes nationales de gestion de composante projet, d'experts internationaux et/ou nationaux et d’assistants administratifs et financiers, a été très vite ressentie et réalisée. Ces professionnels rompus dans leurs domaines d’expertise respectifs ont en plus pour mandat d'effectuer un transfert de compétences à l'endroit de leurs homologues. Ce transfert de compétence est actuellement à ses débuts étant donné la non-disponibilité d'homologues directs au sein des équipes des composantes projets et des sous-programmes.
En général, dans ce processus d’exécution
nationale, les responsables nationaux déplorent, bien souvent, les marges
limitées de manœuvre qu’ils ont dans la prise de décision (surtout financière).
Malgré les problèmes rencontrés, l’exécution national reste cependant le seul moyen de renforcer la capacité nationale et de cultiver le sens de l’appropriation.
4.5. Appropriation nationale
L'appropriation accompagne la responsabilisation, et la responsabilisation va de pair avec le pouvoir de décision. Ce pouvoir de décision est surtout concentré au niveau central (décision d’affectation des ressources, orientation du programme …). Plus on descend vers la périphérie, plus le pouvoir de décision s’amenuise et avec lui l’appropriation du programme : le personnel périphérique et les autorités locales ne sont pas suffisamment impliquant dans l’élaboration, le suivi, la gestion des programmes de population et ne peuvent donc se l’approprier. Alors que des ressources financières existent au niveau communal, district et provincial, les rubriques concernant la SR et la SPD ne sont pas encore explicitement pris en compte. Ceci n’est que le reflet de l’insuffisance d’appropriation des programmes de population.
Dans la plupart des cas, l'exécution nationale n'est pas encore perçue comme telle. Certains responsables nationaux estiment que les composantes projets des sous-programmes appartiennent exclusivement au FNUAP. La stratégie de pérennisation des activités (initiées en principe par la composante projet), reste encore insuffisamment mise en œuvre.
5. RESSOURCES
5.1.
Evaluation
de la disponibilité et de l’utilisation des ressources
Le 4e programme
d’assistance du FNUAP pour la période 1999-2003 a été approuvé en janvier 1999
pour un montant total de 14,4 millions de dollars dont 12,5 millions de dollars
à prélever sur ses fonds réguliers et 1,9 millions de dollars à réunir auprès
des ressources multi-bilatérales. L’enveloppe réservée au sous-programme SR
représente 70,1 pour cent du total contre 27,1 pour cent pour le sous-programme
SPD et 2,8 pour cent pour le programme d’appui.
Fonds
multi-bilatéraux
Depuis le démarrage du programme, 47,5 pour cent des fonds multi-bilatéraux envisagés sont mobilisés. Ils proviennent de : (i) Le Gouvernement Français qui a octroyé 5 millions de FF dont 3 millions de FF pour le sous-programme SR et 2 millions de FF dollars pour le sous-programme SPD. En 2000, une première tranche de ce fonds, d’un montant de 347 193 dollars soit 50 pour cent, a été versée au FNUAP. Le déblocage de la deuxième tranche étant conditionné par l'absorption d'au moins 60 pour cent de la première ; et (ii) l’ONUSIDA qui a contribué en 2000 (fonds SPDF) au financement du programme pour un montant de 26 840 dollars et en 2001 (fonds PAF) pour un montant de 25 000 dolars et ce, pour le compte du sous-programme SR.
Pour ces fonds, le taux d’absorption enregistré en l’an 2000 s’élève à 75 pour cent pour l’ensemble du programme avec une différence significative au niveau des sous-programmes (85 pour cent pour le sous-programme SR contre 45 pour cent pour le sous-programme SPD). Pour le premier trimestre 2001 ce taux est de 19 pour cent pour l’ensemble du programme, de 23 pour cent pour le sous-programme SR et de 9 pour cent pour le sous-programme SPD.
Fonds réguliers
S’agissant du taux d’absorption, la situation peut être résumée de la manière suivante : (i) en 1999, le taux enregistré s’élève à 111 pour cent pour l’ensemble du programme, à 90 pour cent pour le sous-programme SR, de 95 pour le sous-programme SPD et de 143 pour cent pour le programme d’appui ; (ii) en 2000, il s’est situé à 100 pour cent pour l’ensemble du programme, à 98 pour cent pour le sous-programme SR, à 106 pour cent pour le sous-programme SPD et à 63 pour cent pour le programme d’appui et (iii) pour le premier trimestre 2001, il est de 13 pour cent pour l’ensemble du programme, de 13 pour cent pour le sous-programme SR, de 12 pour cent pour le sous-programme SPD et de 2 pour cent pour le programme d’appui.
Il y a lieu de signaler
que durant l’année 1999, un montant de 1 123 945 dollars représentant les
dépenses enregistrées des projets du troisième programme, a été chargé sur le
nouveau programme. La rédaction des nouveaux documents des composantes projets
n’ayant pas pu être effectuée que dans le courant du premier semestre 1999.
Les restrictions
budgétaires rencontrées par le FNUAP ont quelque peu ralenti la mise en œuvre
des activités des projets. Toutefois, un plan de travail assez réaliste
correspondant au plafond annuel alloué a été demandé auprès des responsables
nationaux ce qui a permis d’obtenir de la part de chaque composante projet une
absorption financière satisfaisante.
Contribution
nationale
Outre la contribution
qu’il effectue dans le cadre du budget général de l’Etat à travers la prise en
charge des salaires des fonctionnaires impliqués dans la mise en œuvre des
composantes projets et d’autres frais connexes (électricité…), chaque ministère
partenaire est tenu d’élaborer annuellement son programme d’investissement
public (PIP). Le PIP est généralement utilisé pour le paiement des droits et
taxes à l’importation (DTI), des TVA et de certains investissements
(équipements et autres).
Les directeurs nationaux
des composantes projets sont les gestionnaires du PIP sauf pour le MINESEB et
le MINSAN. Si en 1999, les fonds du PIP portaient essentiellement sur les
anciens projets, en 2000, les dépenses enregistrées s’élèvent à 90 % pour la
plupart des nouveaux projets mais peu de détails sont disponibles.
Toutefois, quelques
problèmes ont été rencontrés en ce qui concerne les ONGs (SAF/FJKM et SALFA).
En effet, vu leur statut, elles ne bénéficient pas de PIP ce qui n’a pas été
sans problème pour le paiement des DTI relatifs à l’achat d’équipements
médicaux et roulants matériel médical et roulant pour le compte leurs
composantes projets. La recherche de solutions pérennes est indispensable afin
de se prémunir de ce genre de problème.
5.2.
Evaluation
de l’efficacité et de l’efficience de l’utilisation des ressources
Dans le cadre de
l’exécution nationale, des avances de fonds sont allouées au gouvernement.
Elles sont octroyées sur la base de la présentation d’un plan de travaille
réaliste. Leur gestion relève de la responsabilité d’agents financiers
gouvernementaux, désignés officiellement par les autorités compétentes, appuyés
par les Assistants Administratifs et Financiers (AAF) émargeant sur les budgets
des composantes projets sauf pour les
ONGs SAF et SALFA et le Ministère des Forces Armées.
L’exercice d’audit pour la
vérification de la gestion de ces fonds a donc été mené durant les années 1999
et 2000. Aucun problème majeur n’a été soulevé par les auditeurs et les fonds
ont été gérés en conformité avec les procédures du FNUAP. Cependant, quelques
faiblesses ont été constatées dans les procédures de gestion de ces fonds, à
savoir : (i) le double paiement de certaines dépenses ; (ii) l’utilisation
des fonds imprévus dans le budget ; (iii) le dépassement
de fonds d’une ligne
budgétaire ; (iv) l’établissement des états de rapprochement
bancaire ; (v) la vérification arithmétique des factures ; (vi) la
non-conformité de l’imputation budgétaire et (vii) le retard de réception des
pièces justificatives en provenance des provinces.
5.3.
Evaluation
des besoins en ressources pour atteindre les résultaTs attendus du programme
Tenant compte des plafonds annuels de dépenses estimées par le siège du FNUAP pour 2001 et pour les deux autres années 2002-2003 (environ 2 millions par an), le scénario suivant peut être retenu :
1999 2 007 984 dollars (dépenses)
2000 1 385 490 dollars (dépenses)
2001
2 050
000 dollars (plafond)
2002
2 050
000 dollars (plafond)
2003
2 050
000 dollars (plafond)
-----------
Total : 9
543 474 dollars
Ainsi, le maximum de dépenses totales estimées représente 76 pour cent du montant total des fonds réguliers approuvés par le Conseil d’Administration. Ce scénario montre les contraintes liées aux restrictions budgétaires que traverse le FNUAP et explique aisément les difficultés rencontrées par la partie nationale dans la mise en œuvre du programme d’assistance du FNUAP.
Malgré cette situation, un certain nombre de nouveaux besoins sont apparus au cours de l’analyse de situation et ont été reflétés et chiffrés au niveau des recommandations. En effet, toute amélioration de la situation financière du FNUAP au cours des trois prochaines années pourrait permettre une mise en œuvre de ces nouveaux besoins. Dans le cas contraire, trois options se présenteront : (i) redéfinir les priorités des activités (anciennes et nouvelles) à la lumière des plafonds financiers ; (ii) prendre en compte ces nouveaux besoins dans le cadre du nouveau programme d’assistance 2004-2008 et (iii) renforcer le plaidoyer au niveau national et international pour la mobilisation des fonds multi-bilatéraux, ces derniers n’étant pas soumis aux plafonds financiers.
6. CONCLUSION
Les buts et objets
restent valables pour la suite du programme. Un produit parmi les neuf est
surtout formulé comme un objet, ce qui nécessite une clarification de la
stratégie de mise en oeuvre des composantes-projets concernées. Certains
indicateurs de produits doivent être actualises pour être plus sensibles aux
changements souhaités, notamment en mettant l'accent sur les indicateurs de
suivi du processus. De façon générale, malgré les efforts de coordination et de
suivi du programme, le système de suivi de la mise en oeuvre du programme doit
être renforcé. Il conviendrait d'analyser le pourquoi des changements constatés
dans les indicateurs. Certains risques n'ont pas été rencontrés et jusqu'ici,
les postulats vérifiés se sont avérés justes. Certains changements observés au
niveau des indicateurs sont faibles et de ce fait, difficiles à rattacher
directement à l'action du programme. Les activités du programme
restent
valables. Les nouveaux besoins sont
pris en compte dans les recommandations, dont les modalités de mise en oeuvre
devront être explicites et priorisées, compte tenu du financement disponible
pour la suite du programme.
7. Recommandations
7.1.
Recommandations
pour l’amélioration du programme
Concernant le Programme
|
contraintes
rencontrees [3] |
recommandations[4] |
RESPONSABILITE
DE MISE EN OEUVRE |
|
|
Faiblesse au niveau de la complémentarité
entre les deux sous-programmes, entre les composantes-projets, en général,
entre les composantes projets et la société civile (surtout en zone
rurale), du fait de la dispersion des
sites, du manque de clarification entre les rôles et responsabilités aux
différents niveaux, du manque de ressources et de la faible compréhension des
avantages d'une coordination entre les partenaires (central, provincial et
district) |
-
Renforcer la collaboration/coordination, en promouvant les mécanismes
d’opérationnalisation de l’approche géographique entre les
composantes-projets par la définition de critères de choix de site,
l’organisation de missions commune d’identification de nouveaux sites et
l’organisation de missions communes de suivi -
Clarifier les responsabilités administratives et techniques aux
différents niveaux -
Sensibiliser les partenaires nationaux à une meilleure
coordination/collaboration des interventions en direction des mêmes cibles -
Intégration progressive des 2 sous-programmes dans un cadre de
développement au niveau décentralisé et décentralisation du financement au niveau provincial et de
district * et, pour ce faire : -
Réflexion sur les modalités/calendrier de décentralisation
progressive de la planification et financement au niveau de la
province/district.
|
MINISAN MPCFE FNUAP Composantes projets |
|
|
La collaboration entre les
points focaux IEC n’est pas effective : le cadre général de coordination et
le leadership des activités d’IEC et de plaidoyer ne sont pas clairement
définies (central, provincial et district) et les intervenants ne sont pas tous au courant du rôle de la cellule
IEC dans le cadre du programme et de
ses outils, notamment l'Unité d'IEC production disponible au FNUAP (central). |
-
Clarifier le cadre général de leadership et coordination des
activités inter- et intrasectorielles d’IEC et de plaidoyer, notamment, en
relation avec les responsabilités de mise en œuvre
- Clarifier auprès des parties prenantes le rôle de la cellule IEC dans le cadre du programme, notamment la réalisation par l'unité de production et utilisation par la cellule IEC d'un catalogue du matériel IEC produit (échange/partage de ces matériels) - Mission de planification, formation et suivi conjoints des points focaux IEC - Partage de l'expertise technique de la contrepartie nationale - Réunions périodiques d'échange. |
FNUAP Points focaux IEC |
|
|
Insuffisance de la
capacité technique et organisationnelle du mouvement associatif pour
assurer efficacement son rôle de relais pour la pérennisation (central
et district) |
-
Renforcer la capacité organisationnelle et technique des associations
et ONG dans les domaines de la planification, la gestion de programme et la
mise en œuvre *
|
MPCFE Partenaires Techniques et Financiers |
|
|
Non inscription des ONG au PIP (central) |
-
Plaidoyer auprès du ministère de tutelle pour leur inscription (SAF,
SALFA, en particulier) -
Renforcement des compétences des ONGs en mobilisation des fonds * |
MPCFE |
|
|
Prise en compte du genre encore limitée
dans la plupart des secteurs d’activités et compréhension insuffisante de la
dimension genre et application parcellaire de l’outil dans les différents
niveaux d’intervention, notamment, insuffisance de la dimension genre dans
l’élaboration du nouveau plan directeur de la santé. |
- Fournir une expertise technique pour assurer l’élaboration du Plan d’action national «Genre et Développement » et ses six plans d’action régionaux pour garantir une prise en compte effective des besoins des femmes et des jeunes dans tous les secteurs d’activité des projets et programmes de développement. - Approfondir la notion genre à travers des ateliers de sensibilisation et de formation des intervenants du Programme - Assurer un ciblage pertinent au niveau de la formulation des stratégies de SR et leur mise en œuvre, notamment, la stratégie IEC/SR en cours de finalisation. |
MPCFE |
|
|
Temps consacré à satisfaire les exigences
administratives et financières des partenaires
(estimé à 14 semaines rien que pour le FNUAP) alors que contrepartie
nationale fait face à un problème d’insuffisance de personnel qualifié : insuffisance des ressources pour la
gestion des sous-programmes eu égard aux responsabilités (central). |
-
Allègement /harmonisation des procédures des partenaires (au moins
UNDAF) -
Adéquation entre ressources et responsabilités dévolues aux entités
par affectation supplémentaire de personnel -
Disponibilité effective des responsables nationaux de la coordination
des sous-programmes -
Décentralisation progressive de la planification et gestion de mise
en oeuvre au niveau pronvincial et de district * |
FNUAP UNDAF MINSAN MPCFE |
|
|
Le circuit financier du FNUAP passe d’abord
au niveau central, ensuite au niveau provincial avant de parvenir au niveau
opérationnel qui est le district (central) |
-
Définition des modalités de décentralisation de la gestion financière
conformément à l’option politique gouvernementale actuelle, en s'inspirant de
l'exemple des autres partenaires. |
FNUAP |
|
|
Insuffisance du perdiem alloué à la
contrepartie nationale pour couvrir
leurs besoins pendant les déplacements (central, provincial et
district) |
-
Réviser à la hausse le taux
de per diem de la contrepartie
nationale et/ou
-
utiliser le PIP pour combler le manque.
|
Partenaires Ministère des Finances et de l’Economie Ministère du Budget |
|
|
FACTEURS DE
SUCCES |
recommandations |
RESPONSABILITE
DE MISE EN œuvre |
|
|
Existence de documents de politique nationale SR, SRA, jeunesse et promotion de la femme
(central) |
-
Large diffusion vers la société civile et le secteur public, avec la
contribution des autres partenaires pour une prise de conscience de leur rôle
respectif dans la poursuite d'objectifs communs. -
Utilisation des politiques comme instrument de renforcement de la
collaboration/coordination avec les partenaires du développement, y compris
la société civile -
Traduction des politiques en programmes et plan d'action communs -
Plaidoyer pour la mobilisation des fonds pour la mise en oeuvre |
Ministères concernés FNUAP Partenaires |
|
|
Développement (approche participative et multisectorielle) d’un
programme SR au niveau district (district) |
-
Appuyer l'intégration des PDD dans les futurs plans de développement
provincial et communal * |
MINSAN FNUAP Partenaires |
|
Concernant le sous programme SR
|
contraintes |
recommandations |
RESPONSABILITE
DE MISE EN œuvre |
|
SOUS PROGRAMME |
||
|
Répartition des provinces entre partenaires
alors que de par leurs mandats respectifs et leurs ressources, aucun ne peut
prétendre satisfaire tous les besoins SR à tous les niveaux d’un district
(central, provincial et district) |
-
Assurer une meilleure complémentarité des interventions des
partenaires au niveau national dans le nouveau cadre de la décentralisation
aux provinces autonomes, en tenant compte de la nécessité d'une
complémentarité non seulement géographique (pour la non duplication des
interventions) mais stratégique (pour la complémentarité des interventions en
vue d'un impact et sur la base des avantages respectifs et des ressources). -
Meilleure utilisation de la carte géographique des interventions du
SNUs (UNDAF) et FNUAP, notamment en priorisant les districts/sites
d'interventions sur la base des indicateurs et facteurs de succès. |
MINSAN Partenaires |
|
Dispersion de la couverture géographique
des composantes-projets (district) |
-
Renforcement de la convergence géographique par les différents
intervenants des composantes projet dans les districts d’intervention de la
composante SR MINSAN pour les nouveaux sites. -
Définition de stratégies spécifiques au milieu urbain et rural -
Définition de critères de priorisation des sites d'intervention dans
les zones urbaines et/ou rurales. |
Composantes autres que MINSAN |
|
Ressources disponibles ne
sont pas utilisées aussi efficacement que possible, du fait de l'insuffisance
de complémentarité entre les deux sous
programmes notamment entre les composantes-projets IEC (EVF et EmP) et
les projets de services SR ainsi que le genre (central, district) |
-
Renforcer la complémentarité des sous programmes par :
·
La concentration des interventions dans les mêmes zones de
géographique pour les nouveaux sites ·
l’organisation et utilisation des résultats du RGPH et de l’EDS pour la priorisation des sites
d'intervention ·
clarification des rôles et responsabilités, opérationnalisation du
cadre institutionnel du PNP et des réseaux créés pour appuyer le programme
(CIRP, CNP, etc.) et/ou redynamysation de ces instances ·
la création d’un mécanisme d’échange et de programmation thématique
(choix de sites, genre, plaidoyer, le développement, la production, la
diffusion des matériels de supports en IEC) ·
le renforcement de la demande dans les sites ou l'offre est
accessible et disponible en
collaboration étroite avec la société civile. |
MINSAN MPCFE |
|
-
La coordination doit être assurée par un niveau plus élevé capable de
garantir la coordination intra ministérielle et inter sectorielle (niveau
Secrétaire Général). -
Mise en place de mécanismes de coordination pour renforcer l’approche
programme au niveau décentralisé (provincial) -
Le FNUAP doit continuer à apporter un appui technique à l'entité responsable de la coordination
aux différents niveaux |
MINSAN Composantes projets FNUAP |
|
|
Disparité du contenu SR enseigné dans les
diverses écoles de formation de paramédicaux et de médecins (central) |
-
Révision des curricula SR dans les écoles de formation de
paramédicaux et les facultés de médecine |
MINSAN |
|
L'évaluation des progrès est rendue
difficile par le choix des IOVs (central) |
-
Deuxième réactualisation des IOV |
FNUAP Composantes-projets |
|
Cadre législatif actuel non favorable à l’opérationnalisation de la
SR, et surtout composantes PF et SRA (central) |
-
Plaidoyer et
révision/abrogation des lois non favorables à l'application des politiques,
programmes et plans d'action |
MINSAN MPCFE |
|
Dans le cadre de la DBC, les effets secondaires, les réponses aux
rumeurs et les contre–indications des méthodes hormonales ne sont pas bien
expliquées aux femmes (district) |
-
Formation en techniques de base de communication interpersonnelle et
utilisation de check list rapide
(effets secondaires et principales
rumeurs) par les distributeurs/vendeurs |
MINSAN Autres partenaires |
|
Sur la base des contraintes rencontrées,
constat d'une inadéquation partielle du sous-programme aux besoins actuels
(central, provincial, district) |
-
Révision ou rajout d’autres activités dans certaines composantes
projets pour répondre aux nouveaux besoins identifiés :
décentralisation, évolution épidémie de SIDA, nouvelles composantes SR
(cancer du col, violences sexuelles et domestiques, infertilité), compte tenu
des recommandations de la revue à mi parcours (après définition des modalités
de mise en oeuvre de ces recommandations) et des ressources disponibles |
Composantes-projets FNUAP |
|
COMPOSANTE-PROJET SR MINSAN |
||
|
Méconnaissance des signes de danger de la grossesse et de
l’accouchement par les AT et les femmes
et retard dans la référence (district) |
-
Redéfinition des normes de prestations en CPN, y compris l’IEC
(niveau central) -
Education aux signes de danger et mobilisation de la communauté
(partenaires communautaires, accoucheuses traditionnelles) pour la référence |
MINSAN |
|
Faiblesse dans la distribution des kits d'urgence (district) |
Mise à disposition préalable des kits auprès des provinces pour les
districts à risque de cataclysmes naturels et élaboration d'un plan d'urgence
de distribution. |
MINSAN FNUAP |
|
Insuffisance de centres de référence pour
urgences obstétricales (provincial et district) |
Continuer la transformation des CHD1 en
CHD2, centre de prise en charge des urgences obstétricales avec plateau
technique chirurgical (appui coordonne du FNUAP avec les autres partenaires). |
MINSAN |
|
La plupart des CSB n’assure pas la prise en
charge des complications de l’avortement et des accouchements par voie basse
assisté (district) |
Renforcement en formation et équipement au
moins des CSB2 pour qu’ils puissent effectuer un accouchement par voie basse assisté |
MINSAN |
|
Absence de stratégie et de
plan d’action pour la sécurité contraceptive et autres consommables SR
(central, provincial, district) |
-
Etude sur les besoins en contraceptifs pour la période 2002- 2012 -
Définir la contribution de chaque partenaire dans la dotation des
produits |
MINSAN FNUAP Autres partenaires |
|
Absence d’enregistrement des accouchements assistés par personnel
qualifie à domicile (district) |
Mise en place d’un système d’enregistrement des accouchements
assistés à domicile avec appui des sage-femmes et autre personnel de santé. |
MINSAN |
|
Faible utilisation des méthodes de longue durée (district) |
-
IEC/plaidoyer pour l'utilisation des méthodes de longue durée pour la
survie du programme (coût/efficacité à long terme) -
Renforcement des compétences des prestataires en méthodes de longue
durée |
MINSAN Composantes projets |
|
Les médecins recrutés dans le cadre de la composante projet santé
sont de jeunes médecins sans expérience en santé publique ni en SR alors
qu’ils sont supposés appuyer les équipes provinciale et de district dans ces
domaines (province, district) |
-
Evaluation des performances
de ces médecins en appui à l'équipe
SR de province et prise de mesures en conséquence. -
Renforcement de la capacité technique des équipes SR provinciale et
de la supervision et suivi |
MINSAN |
|
Retard de la mise en œuvre du volet IEC au
niveau du district, notamment du fait du départ de l’ATI en IEC et du contrat
non renouvelé de l’expert national IEC et de l'insuffisance du nombre de
personnel IEC au niveau provincial et de district |
-
Mise à disposition sur des bases ad hoc (sous forme ponctuelle) d’une
Assistance technique en IEC (suivi
technique CST et/ou consultants) -
Renforcement partenariat entre santé et société civile, en
particulier pour la formation des mobilisateurs, sensibilisation et
mobilisation des associations de femmes pour la création de mutuelles et
mobilisation des leaders d'opinion pour la SR |
MINSAN FNUAP |
|
Diffusion restreinte de l’annuaire des statistiques sanitaires
(central) |
Installation des statistiques sur un site web |
MINSAN FNUAP Autres partenaires |
|
Difficulté d'apprécier l'efficacité du processus de mise en place du
renforcement des CSB, notamment la qualité des services SR dans les CSB
(district) |
-
Mise en place d'un système de monitorage du processus de renforcement
(indicateurs) incluant l’élaboration de fiches de supervision -
Renforcement de la supervision par les médecins vacataires |
|
Composante-projet SR Militaire
|
|||
|
Dans le cadre de l’extension des activités de la
composante-projet : -
Redéfinition des populations cible dans les sites urbains(jeunes
recrues, écoles militaires, hommes) -
Redéfinition des sites d’intervention du projet dans les postes en
zone enclavée -
Financement des activités programmées pour la période 2002-2003 |
MFA |
||
|
La faible performance des services est sous-tendue par le problème
d’identification de certains sites (infirmeries de Garnison) et l'absence du
personnel féminin dans les structures de santé militaire (central,
provincial, district). |
-
Encourager la collaboration avec le MINSAN pour la mise à disposition
de personnel féminin (élaboration d’un protocole d’accord) -
Plaidoyer pour le recrutement de personnel féminin |
MFA MINSAN |
|
|
Mobilité du personnel : une personne formée, ayant fait ses
preuves au niveau d’un poste risque à tout moment une nouvelle affectation
(district) |
-
Assurer la stabilité du personnel au moins pendant la durée de la
composante projet et renforcer les activités de plaidoyer envers les
hiérarchies de décision -
Assurer la formation du nouveau personnel et la mise en application
des compétences acquises par le personnel formé et muté ailleurs (si
possible, dans les nouveaux sites du projet). |
MFA |
|
|
L'insuffisance de matériels roulants tant au niveau central que
périphérique handicape les activités de suivi et de supervision. Or, les
agents au niveau provincial et au niveau des sites demandent des visites plus
fréquentes (provincial, district). |
Doter la composante projet de matériel roulant |
MFA FNUAP |
|
|
La formation des agents a eu lieu bien avant la réhabilitation et l’équipement
des centres dans lequel les agents formés vont travailler (district) |
Tenir compte, dans la planification des activités, des délais de
réhabilitation et d’équipement des centres |
MFA |
|
|
Peu de personnel formé à la gestion de la SR d’urgence (central,
provincial, district) |
Transfert de compétence par le personnel formé (projet militaire)
ciblant le personnel des composantes projets militaire et MINSAM |
MFA |
|
Composante projet SRA
|
|||
|
Problèmes de finalisation de la réhabilitation des maisons des jeunes
(district) |
-
Assurer l'adéquation du financement de la réhabilitation avec le PIP -
Consensus sur les modalités de payement des contracteurs |
MJS |
|
|
Dans certains sites, faible prise en compte des besoins des jeunes
par les responsables au niveau local et insuffisance du matériel pour les
activités de loisirs (district) |
-
Renforcement des compétences des animateurs en plaidoyer pour la
mobilisation des fonds, notamment pour la
fourniture/maintenance/renouvellement des équipements de loisirs -
Renforcement des actions de plaidoyer auprès des responsables locaux,
notamment pour la mobilisation des fonds |
MJS |
|
|
Formations de courte durée des animateurs dans des domaines divers
nécessitent des recyclages pour être pleinement efficace (district) |
-
Ajuster le programme de formation des animateurs aux TDR des
animateurs : éducation et encadrement des jeunes bénévoles, conseil,
plaidoyer auprès des leaders d'opinion et parents, gestion des activités SRA
des maisons des jeunes, y compris, planification et monitorage de la
couverture. -
Consensus avec les animateurs sur la stratégie de formation : une
formation poussée dans un domaine précis (avec recyclages) ou des formations
plus superficielles dans plusieurs domaines |
MJS MINSAM |
|
|
Disponibilité insuffisante de matériel de support IEC/SRA parfois
dans les maisons de jeunes (district) |
-
Examen du processus de production/distribution/utilisation du matériel
IEC et mesures à prendre. |
MJS MINSAM |
|
|
Problèmes de planification des délais nécessaires pour l'expansion
des centres de conseils et de prestations de services jeunes (central,
provincial) |
-
Monitorage du processus de mise en place des activités dans les
maisons de jeunes (réhabilitation des locaux, fourniture de l'équipement,
plaidoyer, éducation et encadrement des jeunes bénévoles, stratégies
avancées, activités d'accompagnements et fourniture des services cliniques et
produits de santé) -
Evaluation de la qualité et efficacité des services cliniques actuels
(en cours) et de la couverture des activités de sensibilisation des leaders
d'opinion, parents et jeunes qui fréquentent les maisons de jeunes et/ou sont
les cibles des stratégies avancées -
Clarification de l’approche géographique dans le cadre de la
sélection des sites potentiels au niveau des maisons de jeunes. -
Stimulation de la participation effective de la société civile dans
les activités de sites. |
MJS MINSAM FNUAP |
|
Composante projet EmP
|
|||
|
Diffusion de l’arrêté ministériel le 10 mai
1999 portant officialisation de l'EmP dans le système scolaire n’atteignant
pas certains établissements scolaires surtout l’enseignement privé |
Large diffusion de la note d’application
auprès des établissements scolaires, y compris enseignement prive |
MINESEB/UERP |
|
|
Implication relativement limitée de certaines directions nationales
des écoles privées dans la généralisation
de l'EMP (central, provincial, district) |
Intégration des établissements scolaires de l’enseignement privé,
confessionnel et laïc dans le processus de généralisation de l'EMP |
MINESEB/UERP |
|
|
Insuffisance de matériels didactiques EmP (district) |
Plaidoyer pour l'implication d’autres partenaires dans la production
et diffusion des matériels didactiques. |
FNUAP Autres partenaires |
|
|
Insuffisance de capitalisation des expériences en EmP (district) |
Renforcement des capacités techniques par la formation en EmP des
ETIR et EP/CISCO et par le partage
d'expériences des sites pilotes |
MINESEB/UERP |
|
|
Faible diffusion des informations relatives aux objectifs de l'EMP ,
à son contenu et aux méthodes utilisées pour sa mise en œuvre |
Mise en place d'un système adéquat de production et de dissémination
d'information qui se sert des nouvelles technologies de communication
(internet, logiciels documentaires) |
|
|
|
Faiblesse des actions menées dans le domaine de l’extra-scolaire dans
l'école (ex. Club sida) et en dehors
de l'école (ex. activités des maisons de jeunes). |
-
Précision de la mission de l’ONG APEmP dans le cadre de la
généralisation et évaluation de ses capacités -
Renforcement de la collaboration avec le projet jeune, notamment via
l'approche géographique de concentration des interventions dans les mêmes
secteurs. |
MINESEB/UERP |
|
Composante projet SR SALFA
|
|||
|
Les responsables de la SALFA ont des difficultés à mettre en synergie les activités SR
financées par les différents partenaires (central) |
Renforcement de l’approche programme au sein de la SALFA |
SALFA Partenaires |
|
|
La gestion de la composante projet est
trop centralisée, car les
moyens et les compétences sont concentrés au niveau central (SALFA) |
Décentralisation de la gestion des
composantes-projets |
SALFA |
|
|
FACTEURS DE
SUCCES |
recommandations |
RESPONSABILITE
DE MISE EN œuvre |
|
SOUS – PROGRAMME |
||
|
Développement (approche participative et multisectorielle) d’un
programme SR au niveau district (district) |
-
Renforcement du partenariat avec la société civile dans l'élaboration
des plans de district -
Priorisation des provinces et districts d'intervention sur la base
des indicateurs et conditions de succès -
Encourager la prise en compte dans les stratégies des facteurs
de densité de peuplement, accessibilité géographique et financière aux structures sanitaires et
ressources programmatiques disponibles -
Généralisation de l’approche aux 111 districts notamment la mise en
œuvre et le suivi * |
MINSAN FNUAP Partenaires |
|
COMPOSANTE-PROJET SR SALFA |
||
|
La qualité des services SR dans les 40 sites
s’est notablement améliorée, les services SR offerts sont essentiellement
destines aux populations défavorisées (district) |
Documenter l’expérience et la faire partager avec les autres
composantes projets SR |
SALFA |
|
COMPOSANTE-PROJET SR SAF/FJKM |
||
|
L'approche intégrée que SAF a mené pour
gérer plusieurs projets avec différents bailleurs comme JSI (Survie de l'enfant) et le FNUAP
(Santé de la Reproduction) et Santé Communautaire évitent le cloisonnement
entre les différents projets en offrant
une gamme de services plus étendue aux clients (district). L'approche Programme est possible au sein
d'une même organisation comme la SAF
avec plusieurs projets de différents bailleurs avec la même cible. |
Documenter l’expérience et la faire partager avec les autres
composantes projets SR |
SAF/FJKM |
|
FACTEURS DE SUCCES |
RECOMMANDATIONS |
RESPONSABILITE DE MISE EN OEUVRE |
|
|
COMPOSANTE-PROJET EMP |
|||
|
La parution d’un arrêté ministériel portant officialisation
de l’EmP dans le système scolaire institutionnalise son application au niveau
des établissements scolaires ; La lettre n° 76/MINESEB/SG/UERP du 12
décembre 2000 du Secrétaire Général invite les structures décentralisées du
ministère à apporter leur contribution dans la mise en œuvre des activités de
généralisation de l’EmP dans le système éducatif |
Large diffusion de l’arrêté ministériel et des
différents textes d’application auprès des différentes structures du système
éducatif (public/privé) |
MINESEB/UERP |
|
|
L’intérêt pour l’EmP est d’être abritée dans
l’UERP. En conséquence elle pourra bénéficier directement des approches
innovatrices de l’UERP et n’éprouvera plus de problèmes d’intégration de
l’EmP dans la programmation de l’UERP |
Renforcement de la participation du projet dans le
processus d’évaluation et de conception des programmes incluant les thèmes et
contenus d’EmP |
MINESEB/UERP |
|
Concernant le sous programme SPD
|
contraintes |
recommandations |
RESPONSABILITE
DE MISE EN œuvre |
|
SOUS-PROGRAMME |
||
|
Dans certains cas l'évaluation des progrès est rendue difficile par
le choix des IOV. |
Réactualiser les IOS |
FNUAP Composantes projets |
|
Ressources disponibles ne sont
pas utilisées aussi efficacement que possible, du fait de l'insuffisance de
complémentarité entre les deux sous
programmes |
-
Renforcer la complémentarité des sous programmes par :
-
concentration des interventions dans les mêmes zones géographiques
pour les nouveaux sites (projet "Valorisation du Statut de la Femme et
EVF") -
utilisation des données d'enquêtes et de recensement pour la
priorisation des sites d'intervention -
clarification des rôles et responsabilités, opérationnalisation du
cadre institutionnel du PNP et des réseaux créés pour appuyer le programme
(CIRP, CNP, etc..) et/ou redynamysation de ces instances -
création d’un mécanisme d’échange et de programmation thématique
(choix de sites, genre, plaidoyer, le développement, la production, la
diffusion des matériels de supports en IEC) |
MINSAN MPCFE |
|
Faiblesse de
complémentarité et de synergie entre les différentes composantes projets SPD |
Le Ministère chef de fil devra renforcer la
coordination des composantes-projets SPD
par la programmation et suivi conjoints des activités et par l'échange
régulier d’expériences et d’informations. |
MPCFE |
|
De nombreux organismes (gouvernementaux et non-gouvernementaux) n'appuient
que faiblement les programmes et les interventions en matière de population. |
-
Renforcement des liens entre les programmes et les structures
"population" (tels que MPCFE, ONP, CIRP, ) avec les autres politiques et programmes de développement.
Ce renforcement pourrait se faire à travers une participation plus soutenue
et régulière aux réunions et aux activités ; l'établissement de bases de
données communes; et la mise en route des activités conjointes (recherche,
formation, plaidoyer). -
Renforcement du partenariat
existant et recherche des alliés parmi les organisations qui oeuvrent dans
les domaines tels que : population, environnement", "femmes",
"santé", "prévention du HIV/SIDA", "développement
social", "investissement humain", "bien-être des
familles" . . . . |
Composantes projets MPCFE |
|
Insuffisance des données fiables pour le suivi et évaluation de la
mise en œuvre de politiques et des programmes, plus particulièrement les données désagrégées selon le sexe et les données sur les activités et
les besoins des femmes |
-
Appuyer la production d’indicateurs fiables pour renforcer le suivi
et l’évaluation dans le domaine Population et développement ; -
Systématiser la désagrégation selon le sexe dans la collecte et
l’analyse des données socio-économiques et démographiques ; -
collecter et analyser des données ayant trait aux rôles
socio-économiques des femmes |
INSTAT
FNUAP MPCFE |
|
Faible utilisation des données sur la
population |
-
Sensibiliser les responsables du secteur public sur les avantages
d'une utilisation plus systématique des données sur la population -
Former les techniciens sur l'utilisation de données relatives à la
population dans l'élaboration et la mise en œuvre de leurs programmes de
développement -
assurer que le traitement,
l'analyse et la large diffusion des données sur la population
s'effectuent aussi rapidement possible -
Suivre l'utilisation des données sur la population dans la
programmation des actions de développement |
MPCFE FNUAP Composantes projets |
|
Absence d’activité pour mesurer certains
IOV; |
Inclure des activités permettant de mesurer
les IOV dans les plans de travail annuels des composantes projets. |
FNUAP Composantes projets |
|
Dans certains cas la mise en œuvre des
programmes est axée surtout sur la réalisation des activités au dépens de la
réflexion sur leur impact. Il en suit que l’élaboration des plans de travail
trimestriels est considérée par les composantes projets comme une obligation
et non comme un outil de planification et de gestion, ce qui entraîne des retards fréquents dans leur
élaboration. |
-
Le FNUAP devra promouvoir l'utilisation de la "gestion basée sur
les résultats" en formant les responsables des projets dans ce domaine. -
Le FNUAP devra aussi poursuivre la sensibilisation sur le contenu,
les objectifs et les outils de l’approche "programme" auprès des
responsables nationaux du sous programme SPD |
FNUAP Composantes projets |
COMPOSANTES PROJETS
« Consensus pour le PNP et Appui à l’ONP »
|
||
|
Les zones nécessiteuses identifiées dans le
cadre du PNP sont faiblement couvertes par les programmes sectoriels adoptes
par le Gouvernement. Par ailleurs certaines actions du PNP ne sont pas encore
intégrées dans ces programmes sectoriels. |
-
Poursuivre le plaidoyer auprès des Ministères sectoriels et provinces
autonomes pour que les zones nécessiteuses ainsi que les actions identifiées
dans le cadre du PNP soient couvertes par leurs programmes. -
Promouvoir l'intégration des actions du PNP dans les futurs
programmes de développement des provinces autonomes |
FNUAP |
|
Les axes transversaux (genre, utilisation
de données démographiques, IST/SIDA, …) ne sont pas encore suffisamment pris
en compte dans l'élaboration et la mise en œuvre des actions de
développement. |
-
Promouvoir la prise en compte de ces axes transversaux dans la
planification et la mise en œuvre des actions de développement au niveau
central et périphérique -
Poursuivre les activités de sensibilisation des décideurs et de
formation des planificateurs aux niveaux sectoriel et provincial et
assurer la disponibilité de données
relatives aux axes transversaux. |
MPCFE Composantes projets |
|
La mission actuellement assignée à l’ONP ne
correspond pas bien avec son statut,
ce qui a engendre des difficultés dans la réalisation de ses taches vis à vis
du PNP, dont la plupart des actions sont maintenant intégrées dans les
différents secteurs. |
En attendant l'éventuelle mise à jour du décret
sur le cadre institutionnel du PNP, l'ONP devra: -
renforcer la collaboration entre les organismes concernes par le PNP
(gouvernemental et non gouvernemental) au niveau central et provincial à
travers le CIRP et CTSP -
continuer les activités de plaidoyer en faveur de la PNPDES auprès
des ministères sectoriels et des provinces autonomes |
MPCFE |
|
Le projet « Consensus pour le
PNP » connaît un problème de local. Les matériels et le personnel du projet
sont abrités dans un endroit si exigu que la réalisation des activités du
projet est gênée et le travail est rendu pénible. |
Mettre à la disposition du projet un local
approprié |
MPCFE |
COMPOSANTE-PROJET
« Valorisation du Statut de la Femme et EVF »
|
||
|
Gestion de la composante projet rendue
difficile par une prise en charge irrégulière des rubriques budgétaires
prévues dans le PIP. |
Assurer que le niveau et la répartition du PIP correspondent aux
prévisions dans le document du projet |
MPCFE /DCF |
|
L’appropriation nationale et la
pérennisation des activités d'EVF sont affaiblies par l'insuffisance de
l’engagement des cadres nationaux tant au niveau central que régional dans la
réalisation des activités |
-
Assurer que le personnel affecte au projet soit opérationnel en
établissant des TDR pour chaque homologue national qui précisent ses rôles,
tâches et résultats attendus -
Mettre en place un mécanisme approprié pour le suivi des prestations
des homologues. |
MPCFE /DCF |
|
Médiatisation insuffisante des produits des
activités du projet faute de financement |
-
Elaborer un programme budgétisé pour la médiatisation du projet et
plaidoyer pour son financement à travers le PIP et le FNUAP -
Utiliser l'unité technique de production IEC et renforcer la collaboration avec la cellule de
coordination IEC |
MPCFE /DCF |
|
L'instabilité du personnel du Ministère de la Population au niveau
régional porte atteinte au déroulement et à la continuité des activités |
Clarifier et respecter les affectations du personnel
au projet |
MPCFE |
|
Impact national du projet insuffisant vu que les sites
d’intervention ne couvrent que les chefs lieux de province au niveau urbain
et péri-urbain |
Envisager l’extension des sites vers le milieu rural, tout en
s’assurant de la consolidation des sites actuels, en se greffant à des
structures opérant dans le milieu rural et en tenant compte des contraintes
financières |
MPCFE /DCF |
|
Inadéquation entre les produits attendus et
les moyens pour les atteindre |
Réviser soit le budget du projet y compris le PIP, soit les résultats
attendus |
Composante projet FNUAP |
|
Difficultés à évaluer les résultats au niveau des produits de la
composante projet par rapport à ses deux axes d’intervention : l’EVF et
la Valorisation du Statut de la Femme du fait du manque de IOV adéquats |
-
Clarifier les IOV de la composante projet -
Ajouter de nouveaux IOV relatifs au produit « Statut de la femme
valorisé » en faisant une distinction entre le genre et l’EVF |
Composante projet FNUAP |
|
Etablir les bases requises pour la mise en œuvre
de la nouvelle Stratégie EVF, y compris l'opérationalisation du fonds de
roulement prévu, pour consolider l’autonomisation des structures d’EVF |
Composante projet FNUAP |
|
|
Faiblesse de l’encadrement dans les sites d’intervention |
Clarifier les rôles des encadreurs dans les sites EVF, y compris la
nécessité d'une synergie des interventions en direction des mêmes cibles
(approche programme), mettre en place un mécanisme de suivi de leurs
prestations et prévoir les mesures de renforcement des
capacités techniques qui s'avèrent nécessaires. |
Composante projet |
|
Mise en œuvre du programme de plaidoyer de la composante projet EVF
retardée par la confusion entre stratégie nationale de plaidoyer du PNP et stratégie
de plaidoyer du 4eme programme FNUAP. |
-
Mener les activités de plaidoyer en conformité avec les procédures
adoptées |
Composante projet FNUAP |
COMPOSANTE PROJET
« RGPH »
|
||
|
Retard dans la finalisation et l'approbation du document de projet, ce
qui entrave la mise en route des activités prévues |
-
Remplir les conditions préalables à la signature du document de
projet, dont: -
Montage institutionnel relatif au RGPH (nomination de la CNR et du
BNR) -
Précision par le Gouvernement de sa contribution financière au RGPH -
Positionnement des bailleurs de fond quant à leur contribution à
l’organisation du RGPH |
INSTAT PTF Gouvernement FNUAP |
|
FACTEURS DE
SUCCES |
recommandations |
RESPONSABILITE
DE MISE EN œuvre |
|
COMPOSANTE-PROJET
« Valorisation du Statut de la Femme et EVF »
|
|||
Le savoir faire des animateurs/animatrices est reconnu par la
communauté si bien qu’ils sont devenus des personnes références
|
-
Renforcer leur compétence -
Soutenir leur visibilité en leur dotant de moyen de reconnaissance |
Composante projet FNUAP |
|
La participation masculine tant au niveau des groupes cibles que des
animateurs est un pas acquis dans la prise en compte de la dimension genre
|
Renforcer l’implication des hommes dans les
activités auprès des communautés |
Composante projet FNUAP |
|
|
Le processus participatif dans la
réalisation des différents documents
de Politique et stratégies a facilité leur validation |
Introduire l’approche participative dans toute élaboration de documents de politique, de programme et de stratégie et prévoir le budget correspondant |
Composante projet FNUAP |
|
|
L’appui du personnel
(assistant technique, expert, AAF) recruté par le FNUAP a contribué à
la réalisation des activités assignées à la composante – projet |
FNUAP |
||
7.2. RECOMENDATIONS SUR LES
EVALUATIONS OU REVUES
·
Qualité des services SR - ENQUETE OMS 1997
·
Qualité des services SRA - en cours
·
Mini enquête CAP
·
RO sur les hommes - FISA
[1] Un
réajustement de définition consigné dans le rapport mondial sur le DH 1999 a
introduit un petit changement sur la valeur de l’IDH. Ainsi, avec cette
nouvelle définition, l’IDH de Madagascar est passé de 0,453 à 0,481 de 1997 à
1999 selon le rapport national provisoire sur le DH.
[2] Les indicateurs
disponibles concernent le pourcentage de femmes effectuant au moins une CPN. Ce
pourcentage est passé de 77% en 92 (EDS), à 78% en 97 (EDS) , à
68,8% en 99 (EPM) et à 71% en 2000 (MICCS)
[3] Les contraintes rencontrées concernent les niveaux central, provincial et de district indiques entre parenthèses
[4] Les recommandations concernant le prochain programme de pays FNUAP/Gvt sont indiquées par un asterisque (*)